Construire un atome
Définitions
La méthode
Quelques atomes
Dans un atome neutre, Z = nombre de protons = nombre d’électrons.
Construis un atome pièce par pièce, vérifie qu'il est électriquement neutre, découvre pourquoi deux charges s'attirent ou se repoussent, puis remonte 13,8 milliards d'années : nous sommes de la poussière d'étoiles.
Dans un atome neutre, Z = nombre de protons = nombre d’électrons.
Les atomes sont constitués d’un noyau contenant des protons et des neutrons (le noyau d’hydrogène le plus courant n’a qu’un proton), entouré d’un nuage électronique. Un atome est électriquement neutre lorsqu’il comporte autant de protons que d’électrons. Les noyaux qui nous composent proviennent de plusieurs mécanismes : débuts de l’Univers, fusion stellaire et certains événements cosmiques violents.
Il existe deux versions de la charge électrique : l'une positive, l'autre négative. Deux charges de mêmes signes se repoussent, deux charges de signes opposés s'attirent.
C'est l'ambre qui a permis de découvrir cette propriété.Un atome est formé de protons chargés positivement, de neutrons électriquement neutres et d'électrons chargés négativement.
Toute matière est faite de ces trois constituants.Les protons et les neutrons, appelés nucléons, forment le noyau de l'atome. Les électrons sont en mouvement autour du noyau.
Le noyau concentre presque toute la masse de l'atome.La charge électrique du proton est exactement opposée à celle de l'électron. Un atome comporte autant de protons que d'électrons : sa charge totale est nulle.
L'atome est donc électriquement neutre.Le numéro atomique Z est le nombre de protons du noyau. Il identifie l'atome et se lit dans le tableau périodique, sous le symbole chimique.
Ex. : pour l'hélium He, Z = 2.Chaque atome est représenté par son symbole chimique. Lorsque des atomes se lient, ils forment des molécules, que l'on note à l'aide d'une formule chimique.
Ex. : H₂O, une molécule de 2 H et 1 O.Les atomes les plus légers ont été formés lors des premiers temps qui ont suivi le Big Bang ; les autres sont formés au cœur des étoiles et dispersés par les supernovas.
Nous sommes faits de ces atomes.La Terre, âgée de 4,6 milliards d'années, n'a pas toujours été adaptée à la vie. Son atmosphère n'est propice à la vie en surface que depuis 2,5 milliards d'années.
La composition chimique de la Terre a évolué.Autant de protons que d'électrons → l'atome est neutre. À l'échelle, le noyau serait environ 100 000 fois plus petit que l'atome.
Cette attraction maintient les électrons autour du noyau.
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Arrache ou ajoute des électrons pour transformer un atome en ion, mène de vrais tests de précipitation à la paillasse, puis lis le pH d'une solution pour savoir si elle est acide, neutre ou basique.
Un atome est électriquement neutre : autant de protons dans son noyau que d’électrons autour. En perdant des électrons il devient un cation, chargé positivement ; en en gagnant, un anion, chargé négativement. Le nombre de protons ne change jamais : c’est lui qui définit l’élément chimique.
Verser de la soude dans une solution d’ions métalliques fait apparaître un précipité dont la couleur identifie l’ion : bleu pour le cuivre Cu²⁺, vert pour le fer Fe²⁺, rouille pour le fer Fe³⁺, blanc pour le zinc Zn²⁺. Le nitrate d’argent révèle les ions chlorure par un précipité blanc qui noircit à la lumière. Un test négatif — rien ne se passe — est aussi une information.
Le pH varie de 0 à 14 et se mesure au pH-mètre ou au papier pH. Il traduit la proportion d’ions hydrogène H⁺ et hydroxyde HO⁻ : une solution acide (pH < 7) contient plus de H⁺, une solution basique (pH > 7) plus de HO⁻, une solution neutre (pH = 7) autant des deux. Plus le pH s’éloigne de 7, plus la solution est corrosive.
Les ions sont les espèces chimiques obtenues après le gain ou la perte d'au moins un électron par un atome ou une molécule. On les identifie par des tests de précipitation. Les solides et solutions ioniques sont toujours électriquement neutres.
Un ion est un atome ou une molécule qui a perdu ou gagné un ou plusieurs électrons. Il porte donc une charge électrique.
Le nombre de protons, lui, ne change jamais.Le gain d'un ou plusieurs électrons donne un ion négatif : un anion.
Ex. : l'atome de chlore Cl gagne un électron et devient l'ion chlorure Cl⁻.La perte d'un ou plusieurs électrons donne un ion positif : un cation.
Ex. : l'atome de cuivre Cu perd deux électrons et devient l'ion cuivre Cu²⁺.La présence d'ions peut être établie par des tests. Un précipité apparait lorsque le test est positif : sa couleur permet d'identifier l'ion.
Soude → ions métalliques. Nitrate d'argent → ions chlorure.Un solide ionique est un assemblage régulier d'anions et de cations.
Il est électriquement neutre.Une solution ionique est une solution de cations et d'anions, le plus souvent aqueuse. Sa formule s'écrit entre parenthèses avec les formules des ions qu'elle contient.
Ex. : (Fe³⁺ + 3 Cl⁻).Les proportions en anions et en cations rendent les solides et solutions ioniques électriquement neutres.
Total des charges + = total des charges −.Le pH varie entre 0 et 14 et se mesure avec un pH-mètre ou du papier pH. Il vaut 7 quand il y a autant d'ions H⁺ que d'ions HO⁻.
pH < 7 : acide · pH = 7 : neutre · pH > 7 : basique.Perdre un électron → charge positive. Gagner un électron → charge négative.
C'est la couleur du précipité qui identifie l'ion présent.
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Dilue une solution corrosive et regarde son pH glisser vers 7, verse de la soude dans un acide pour voir les ions H⁺ et HO⁻ se combiner en molécules d'eau, puis plonge un métal dans l'acide chlorhydrique et observe le dihydrogène bouillonner.
La dilution est une transformation physique : on ajoute du solvant sans changer les espèces dissoutes. Les ions H⁺ d’un acide (ou HO⁻ d’une base) sont toujours là, mais répartis dans un volume plus grand : la solution est moins concentrée. Chaque fois que le volume est multiplié par dix, le pH d’un acide gagne une unité et celui d’une base en perd une : tous deux se rapprochent de 7 sans jamais l’atteindre. La solution devient moins corrosive, mais un acide dilué reste acide.
Verser une base dans un acide fait disparaître les ions hydrogène H⁺ et hydroxyde HO⁻, qui se combinent deux à deux en molécules d’eau : H⁺ + HO⁻ → H₂O. Quand il n’en reste ni d’un côté ni de l’autre, la solution est neutre et le pH vaut 7. Les ions sodium Na⁺ et chlorure Cl⁻ n’ont pas réagi : ce sont les ions spectateurs.
L’acide chlorhydrique (H⁺ + Cl⁻) attaque le fer et le zinc, pas le cuivre. La réaction chauffe le tube et s’arrête quand l’acide est épuisé. Il se forme du dihydrogène H₂, qui détone à l’approche d’une flamme, et des ions du métal : la soude donne un précipité vert avec les ions fer II. 2 H⁺ + Fe → H₂ + Fe²⁺.
Les réactions acidobasiques modélisent les réactions entre les solutions acides et les solutions basiques. Les réactifs, l'ion hydrogène et l'ion hydroxyde, se combinent pour former une molécule d'eau. De nombreux métaux peuvent être dégradés par les solutions acides.
La dilution est une transformation physique. Elle consiste à augmenter la quantité de solvant présent dans une solution ; les espèces chimiques dissoutes restent inchangées.
Pour rendre une solution moins dangereuse, on la dilue avec de l'eau.Au cours d'une dilution, le pH d'une solution évolue et se rapproche de 7 : la solution devient moins corrosive.
Un acide voit son pH augmenter, une base son pH diminuer.Mélanger des solutions diluées d'acide chlorhydrique (H⁺ + Cl⁻) et de soude (Na⁺ + HO⁻) donne une solution dont le pH est plus proche de 7 que celui des solutions de départ.
C'est une réaction acidobasique.Les ions hydrogène de l'une et hydroxyde de l'autre sont consommés : ils se combinent pour former une molécule d'eau.
HO⁻ + H⁺ → H₂O.Les espèces chimiques qui ne participent pas à la transformation sont appelées « spectatrices ».
Ici : les ions Na⁺ et Cl⁻.Le contact entre l'acide chlorhydrique et le fer déclenche une transformation chimique : la température augmente et deux nouveaux corps apparaissent, le dihydrogène gazeux H₂ et l'ion ferreux Fe²⁺.
2 H⁺ + Fe → H₂ + Fe²⁺.D'autres métaux, comme le zinc, peuvent aussi réagir avec les acides.
2 H⁺ + Zn → H₂ + Zn²⁺.Dans de nombreux cas, les solutions acides dégradent les métaux.
C'est pourquoi les acides sont conservés dans des flacons adaptés.Les ions H⁺ et HO⁻ sont consommés : la solution devient moins corrosive.
Deux nouveaux corps : le dihydrogène et l'ion ferreux Fe²⁺.
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Pèse un objet mystère, mesure son volume par déplacement d'eau, calcule ρ = m / V pour l'identifier — puis descends à l'échelle des atomes voir comment un alliage se construit.
La masse volumique est le quotient de la masse par le volume : ρ = m ÷ V. Elle ne dépend pas de la taille de l’objet : c’est une propriété caractéristique de la matière, qui permet de l’identifier. Le lingot et la couronne pèsent 1 kg chacun, mais la couronne chasse plus d’eau : sa masse volumique, 15,6 g/cm³, n’est pas celle de l’or.
Identifier la matière d’un objet :
Le volume par déplacement d’eau ne vaut que pour un solide qui coule et qui ne se dissout pas. On lit le bas du ménisque, l’œil en face de la graduation. Et un alliage n’a pas la masse volumique de ses métaux : celle de la couronne, or mêlé d’argent, tombe entre celle de l’argent (10,5 g/cm³) et celle de l’or (19,3 g/cm³).
Un corps flotte sur un liquide si sa masse volumique est inférieure à celle du liquide, et coule si elle est supérieure. Sur l’eau, la limite est donc 1,0 g/mL.
La glace vaut 0,92 g/mL : elle flotte, mais ne laisse dépasser que 8 % de son volume — c’est pourquoi un iceberg est presque entièrement sous l’eau. L’huile, à 0,92 g/mL également, flotte sur l’eau ; le fer, à 7,9 g/mL, coule aussitôt.
Ce n’est pas la masse qui décide, mais la masse volumique. La même pâte à modeler, 96 g, coule en boule et flotte en barque : la coque enferme de l’air, et la masse volumique de l’ensemble passe sous celle de l’eau. C’est ainsi qu’un paquebot d’acier flotte.
Dans un métal pur, les atomes forment un réseau régulier dont les plans glissent facilement les uns sur les autres : le métal est ductile. Un alliage introduit des atomes différents ; le réseau est déformé, les plans glissent moins bien, et le matériau devient plus dur.
Le laiton est un alliage de substitution : les atomes de zinc, de taille voisine, prennent la place d’atomes de cuivre. L’acier est un alliage d’insertion : les atomes de carbone, bien plus petits, se glissent dans les creux du réseau de fer. Le béton armé, lui, n’est pas un alliage mais un composite : deux matériaux non miscibles assemblés, le béton qui résiste à l’écrasement et l’acier à la traction.
Un alliage n’est pas un mélange quelconque : les atomes ajoutés prennent place dans le réseau du métal. Un composite, au contraire, garde ses deux matériaux séparés, visibles à l’œil ou à la loupe. Et l’on ne trouve presque jamais les métaux purs dans la nature : l’industrie les tire des minerais.
La masse volumique ρ = m / V est une propriété caractéristique d'un corps : elle permet de l'identifier et de prévoir s'il flotte ou coule. Dans la nature, les minerais sont bien plus répandus que les métaux purs, que l'industrie utilise surtout sous forme d'alliages.
La grande majorité des atomes connus appartiennent à un même groupe : celui des métaux. On trouve peu de métaux purs dans la nature, alors que les minerais sont très répandus.
L'industrie s'approvisionne grâce aux minerais.La masse volumique est une propriété caractéristique d'un corps. Elle correspond à sa masse m divisée par son volume V.
ρ = m / V, soit m = ρ × V.L'unité du Système International est le kilogramme par mètre cube (kg/m³). On l'exprime aussi en kg/L, en g/mL ou en g/cm³.
1 g/cm³ = 1000 kg/m³.Dans les conditions usuelles, l'eau a une masse volumique de 1000 kg/m³.
Soit 1 kg/L, ou 1 g/mL.Un corps flotte sur un liquide si sa masse volumique est plus petite que celle du liquide ; il coule sinon.
L'huile (≈ 920 kg/m³) flotte sur l'eau.Pour un solide de forme quelconque, on mesure le volume par déplacement d'eau dans une éprouvette graduée.
V = V₂ − V₁.Si les atomes ajoutés ont une taille équivalente à ceux du métal principal, l'alliage est formé par substitution de ces atomes à certains atomes du métal.
Ex. : l'électrum (or et argent).Si les atomes ajoutés ont une taille plus petite que ceux du métal principal, l'alliage est formé par insertion des plus petits atomes entre ceux du métal.
Ex. : l'acier (fer et carbone).Un matériau composite est un assemblage d'au moins deux matériaux non miscibles. Ses propriétés dépendent de l'assemblage des matériaux qui le constituent.
Certains composites ont une masse volumique très faible.La masse m est proportionnelle au volume V ; le coefficient est ρ.
C'est la taille des atomes ajoutés qui décide du type d'alliage.
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Change de référentiel pour voir le même voyageur en mouvement ou au repos, lis une chronophotographie pour reconnaitre un mouvement uniforme, puis calcule une vitesse moyenne avec v = d / t.
L’objet dont on étudie le mouvement s’appelle le mobile ; l’objet par rapport auquel on repère ses positions est le référentiel. La description d’un mouvement dépend du référentiel, jusqu’à la trajectoire : la bille lâchée sur le wagon tombe tout droit pour le voyageur (trajectoire rectiligne), mais décrit une courbe pour qui la regarde du quai (trajectoire curviligne), car elle avance avec le wagon pendant sa chute.
Une chronophotographie enregistre les positions du mobile à intervalles de temps réguliers — ici une image par seconde. La vitesse moyenne se calcule en divisant la distance totale par la durée totale : elle ne dit rien de ce qui s’est passé pendant le trajet. Ce sont les intervalles successifs qui révèlent la nature du mouvement : égaux → uniforme, croissants → accéléré, décroissants → ralenti.
La vitesse moyenne est la distance parcourue divisée par la durée : v = d ÷ t. Rouler à 8 m/s, c’est parcourir 8 m à chaque seconde : en t secondes, on parcourt d = v × t ; pour parcourir d mètres, il faut t = d ÷ v. C’est une seule relation, écrite pour la grandeur cherchée. Un résultat invraisemblable — un coureur à 800 m/s — signale presque toujours une division à l’envers ou une multiplication de trop.
Le mouvement d'un système dépend du référentiel dans lequel on l'observe. Si la valeur de la vitesse d'un mobile est constante, alors son mouvement est uniforme. Sur une chronophotographie, si les positions sont espacées régulièrement, alors le mouvement est uniforme.
En mécanique, un système dont on étudie le mouvement est appelé un mobile.
Ex. : une voiture, un ballon, un satellite.L'objet par rapport auquel on repère la position d'un mobile est appelé un référentiel. Dans une description exacte du mouvement, le référentiel d'étude est précisé.
La trajectoire d'un mobile dépend du référentiel choisi.Si la trajectoire d'un mobile est une droite, alors son mouvement est rectiligne dans ce référentiel.
Ex. : une bille qui roule sur une table.Si la trajectoire d'un mobile est un cercle, alors son mouvement est circulaire dans ce référentiel.
Ex. : une cabine de grande roue.Si la valeur de la vitesse d'un mobile est constante, alors le mouvement est un mouvement uniforme dans ce référentiel.
La vitesse ne change pas au cours du temps.Lors d'un mouvement uniforme, la chronophotographie présente des positions successives toujours espacées de la même distance. Lors d'un mouvement non uniforme, les distances sont différentes.
Positions régulières = mouvement uniforme.Lors d'un mouvement uniforme, la distance parcourue par un mobile en une durée donnée est proportionnelle à la valeur de la vitesse.
Le coefficient de proportionnalité est la vitesse.Dans un référentiel donné, la vitesse moyenne v d'un mobile est liée à la distance totale d parcourue et à la durée totale t du mouvement.
v = d / t · t = d / v · d = v × t.On cache la grandeur cherchée : l'opération apparait avec les deux autres.
Écarts égaux → vitesse constante. Écarts croissants → le mobile va de plus en plus vite.
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Tire directement sur la flèche pour régler les quatre caractéristiques d'une force, charge un ressort pour comprendre le dynamomètre, puis ajuste deux forces jusqu'à l'équilibre.
Une force modélise l’action d’un objet sur un autre. On la représente par une flèche qui porte ses quatre caractéristiques : le point d’application, l’endroit où l’action s’exerce ; la direction, la droite qui porte la flèche ; le sens, donné par la pointe ; la valeur, en newtons, donnée par sa longueur.
Le point d’application ne se place pas « au centre de l’objet ». Une action de contact s’applique là où les deux objets se touchent : le piton où tire le crochet, la surface où pousse la main, la zone où le sol porte la caisse. Seule une action à distance, comme le poids, s’exerce sur toute la matière du corps — et c’est pour cette raison qu’on la place au centre de gravité.
Pour représenter une force sur un schéma :
L’allongement d’un ressort est proportionnel à la force qu’il subit : doubler la force double l’allongement. Le coefficient de proportionnalité, la raideur, est propre à chaque ressort — un ressort raide s’allonge moins pour la même force. Graduer cet allongement en newtons, c’est fabriquer un dynamomètre.
Mesurer une force au dynamomètre :
Un dynamomètre porte un calibre : la valeur maximale qu’il peut mesurer. Au-delà, l’aiguille bute et le ressort se déforme définitivement — la graduation devient fausse. Un dynamomètre mesure une force en newtons, jamais une masse en grammes.
Un système soumis à deux forces est en équilibre lorsque ces deux forces ont la même droite d’action, des sens contraires et la même valeur : on dit qu’elles se compensent. Si l’une l’emporte, le système se met en mouvement dans son sens.
Une lampe suspendue au plafond ne bouge pas : le câble tire vers le haut, au point où il est fixé, exactement autant que la Terre tire vers le bas, au centre de gravité. Un livre posé sur la table non plus : la table pousse vers le haut, par la surface de contact, autant que le poids tire vers le bas.
Se compenser n’est pas « se ressembler ». Deux forces de même valeur et de sens contraires mais portées par deux droites différentes ne se compensent pas : le corps ne se déplace pas, mais il pivote. La condition sur la droite d’action n’est donc pas un détail.
En physique, une force est la modélisation d'une action mécanique. On lui associe un point d'application, une direction, un sens et une intensité. Un système à l'équilibre est soumis à des forces qui se compensent.
Lorsque deux objets A et B sont en interaction, il existe deux actions mécaniques : A agit sur B et B agit sur A.
Chaque action est modélisée par une force.Une force possède un point d'application, une direction qui définit la droite d'action, un sens et une valeur (aussi appelée intensité). Le point d'application est l'endroit où l'action s'exerce : pour une action de contact, c'est le point de contact.
Ex. : le piton où tire la corde · horizontale · vers la droite · 12 N.Une action de contact s'applique là où les deux objets se touchent : le crochet, la corde, la main, le sol. Une action à distance, comme le poids, s'exerce sur toute la matière du corps : on la place alors, et alors seulement, au centre de gravité.
Le centre n'est pas un choix par défaut.On note FA/B la force exercée par l'objet A sur l'objet B. Il peut être utile de modéliser le système étudié par un point.
Ex. : FTerre/voilier.L'intensité d'une force se mesure en newtons (N) à l'aide d'un dynamomètre.
Le symbole du newton est N.Lorsqu'on exerce une force sur un ressort, il s'étire ou se comprime plus ou moins selon sa raideur et l'intensité de la force. On crée alors une échelle propre à chaque ressort.
C'est comme cela que fonctionne un dynamomètre.Les forces sont représentées par des flèches qui commencent au point d'application, suivent la droite d'action dans le sens de la force, et dont la longueur est proportionnelle à sa valeur.
Il faut toujours préciser l'échelle.Un système est à l'équilibre lorsque les forces qu'il subit se compensent. S'il n'est soumis qu'à deux forces, celles-ci ont la même droite d'action, des sens inverses et des intensités égales.
Elles sont exactement opposées.Sur un même schéma, on utilise la même échelle pour toutes les forces. Certaines forces, bien moins intenses que les autres, peuvent parfois être négligées.
Elles n'apparaissent alors pas sur le schéma.Chaque trait est une interaction : elle donnera une force sur le schéma.
Sens inverses et intensités égales → le système est à l'équilibre.
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Pose le même objet sur la Terre, la Lune ou Jupiter et regarde l'aiguille du dynamomètre changer, éloigne deux astres pour voir la force de gravitation s'effondrer en 1/d², puis lâche un corps et suis sa vitesse qui grimpe.
La masse est la quantité de matière d’un objet : elle se mesure en kilogrammes avec une balance et ne dépend pas du lieu. Le poids est la force d’attraction exercée par un astre : il se mesure en newtons avec un dynamomètre et vaut P = m × g. L’intensité de pesanteur g vaut environ 9,8 N/kg sur Terre, 1,6 sur la Lune, 3,7 sur Mars et 24,8 sur Jupiter.
Deux corps s’attirent du fait de leur masse : c’est la gravitation. L’interaction est réciproque : la Lune tire la Terre aussi fort que la Terre tire la Lune, 2,0 × 1020 N, en sens opposés. La force vaut F = G × mA × mB ÷ d², où d est la distance entre les centres : doubler la distance divise la force par quatre, la tripler la divise par neuf. À la surface de la Terre, cette attraction est le poids, dirigé vers le centre de la Terre : P = m × g.
Un corps lâché sans vitesse initiale et sans support tombe suivant la verticale, vers le centre de la Terre. Les positions successives s’espacent régulièrement : le mouvement est rectiligne accéléré. La vitesse gagne environ 10 m/s à chaque seconde — c’est l’intensité de pesanteur, la même pour tous les corps lorsqu’on néglige l’air.
La chute des objets abandonnés sans support est le résultat de la force d'attraction que la Terre exerce sur eux, nommée le poids. Le poids est une force : son intensité est proportionnelle à la masse de l'objet. À l'inverse de sa masse, le poids d'un objet dépend de l'astre où il se trouve.
Un système abandonné sans vitesse initiale et sans support a un mouvement rectiligne vertical et dirigé vers le centre de la Terre. La valeur de sa vitesse augmente à chaque instant.
Le mouvement est accéléré.La force d'attraction que la Terre exerce sur les objets à sa surface est appelée le poids.
Il s'exerce verticalement, vers le bas.Le poids s'exerce verticalement vers le bas et son point d'application est fictif, car c'est une force répartie sur tout l'objet.
On le place au centre de gravité.Le poids est une force. Son intensité P se mesure avec un dynamomètre, comme toute force.
Unité : le newton (N).Le poids et la masse d'un objet sont deux grandeurs proportionnelles : P = m × g, avec P en newtons (N), m en kilogrammes (kg) et g en N/kg.
À la surface de la Terre, g ≈ 9,8 N/kg.Isaac Newton a compris au XVIIe siècle qu'il existait toujours une interaction attractive entre deux objets, du fait de leur masse.
F = G × (mA × mB) / d².La force de gravitation est universelle : on la retrouve en tout lieu et à toute époque de l'Univers.
Elle explique aussi le mouvement des astres.À la surface d'un astre, le poids d'un système est proportionnel à sa masse. Le coefficient de proportionnalité dépend de l'astre : c'est l'intensité de pesanteur g.
g, et donc P, varient d'un astre à l'autre.Le poids est proportionnel à la masse : le coefficient est g.
En tout point, le poids est dirigé vers le centre de la Terre.
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Accroche un panneau de vitesse et regarde jusqu'où le véhicule glisse avant de s'arrêter, lâche une bille du haut du mât et suis les trois barres de craie, puis mets un objet en marche et regarde l'énergie couler de la source au convertisseur — et la part qui s'échappe en chaleur.
L’énergie qu’un système possède du fait de son mouvement s’appelle l’énergie cinétique : Ec = ½ × m × v², en joules, avec m en kilogrammes et v en m/s. Elle est proportionnelle à la masse, mais au carré de la vitesse : deux fois plus vite, quatre fois plus d’énergie. Pour s’arrêter, les freins la convertissent en chaleur, et la distance de freinage lui est proportionnelle : 5 m à 30 km/h, 20 m à 60 km/h, 45 m à 90 km/h. Sur la route, s’y ajoute la distance parcourue pendant le temps de réaction.
L’énergie de position dépend de l’altitude : Ep = m × g × h. L’énergie cinétique dépend de la vitesse : Ec = ½ × m × v². En descendant, l’une se convertit en l’autre, puis l’inverse en remontant. Sans frottement, leur somme, l’énergie mécanique, reste constante : le skateur remonte à sa hauteur de départ, et sa vitesse en bas ne dépend pas de sa masse. Avec des frottements, une part de l’énergie mécanique est convertie en chaleur : il remonte moins haut à chaque passage.
Une chaîne énergétique se lit de gauche à droite : un réservoir d’énergie (on dit aussi une source) fournit l’énergie, un convertisseur la transforme, et il en sort de l’énergie utile. À chaque conversion, une partie part vers l’environnement sous forme thermique : ce sont les pertes. L’énergie n’est jamais détruite — elle est transférée et convertie.
L'énergie mécanique d'un système en chute libre reste constante : son énergie de position est convertie en énergie cinétique. Plus généralement, l'énergie totale se conserve : elle est soit transférée, soit convertie, soit stockée.
L'énergie qu'un système possède du fait de son mouvement s'appelle l'énergie cinétique.
Elle se note Ec et s'exprime en joules (J).L'énergie cinétique Ec (en J) d'un système de masse m (en kg) se déplaçant à la vitesse v (en m/s) est donnée par la relation ci-contre.
Ec = ½ × m × v².L'énergie cinétique est proportionnelle à la masse du système ainsi qu'au carré de sa vitesse. Doubler la vitesse fait donc quadrupler l'énergie cinétique.
C'est pourquoi la vitesse est si dangereuse en voiture.L'énergie de position d'un système est liée à son altitude.
Plus il est haut, plus elle est grande.Un système en chute libre perd de l'altitude et gagne de la vitesse. L'énergie de position du système est ainsi convertie en énergie cinétique.
Rien ne se perd : tout se convertit.L'altitude et la vitesse d'un système permettent de lui associer une « énergie mécanique », somme de son énergie de position et de son énergie cinétique.
Elle est constante dans le cas d'une chute libre.On observe que seules les évolutions qui ne font pas changer l'énergie totale sont possibles : on appelle cela la conservation de l'énergie.
L'énergie totale ne change jamais.Un convertisseur d'énergie transforme l'énergie d'une source en une autre forme, utilisable ailleurs.
Ex. : un alternateur, un moteur, une lampe.Au cours de la plupart des transferts, l'environnement reçoit un transfert d'énergie thermique : une partie de l'énergie de la source est convertie sous une forme inutilisable.
C'est ce qu'on appelle les « pertes ».En physique, « produire » ou « consommer » de l'énergie n'a pas de sens. L'énergie est soit transférée, soit convertie, soit stockée.
Elle ne se crée pas et ne disparait pas.La vitesse intervient au carré : c'est elle qui compte le plus.
Chaque flèche est un transfert ; l'énergie totale reste la même.
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Règle la tension d'un générateur et la résistance d'un conducteur ohmique, regarde l'intensité suivre U = R × I, trace la caractéristique point par point et découvre pourquoi une résistance chauffe.
Pour un conducteur ohmique, le quotient de la tension par l’intensité garde la même valeur quelle que soit la tension appliquée : c’est sa résistance R, en ohms. On l’écrit U = R × I — la loi d’Ohm.
Pour un conducteur ohmique, les points s’alignent sur une droite passant par l’origine : U est proportionnelle à I, et le coefficient de proportionnalité est R. Une lampe ne suit pas cette loi : son filament chauffe, sa résistance augmente, sa caractéristique se courbe.
La loi d’Ohm s’écrit U = R × I. On en déduit I = U / R pour trouver l’intensité, et R = U / I pour trouver la résistance. Attention aux unités : les milliampères se convertissent en ampères avant tout calcul — 47 Ω × 85 mA ne font pas 3 995 V, mais 47 Ω × 0,085 A ≈ 4,0 V, ce que lit le voltmètre.
Un conducteur ohmique s'oppose au passage du courant. La loi d'Ohm relie la tension à ses bornes et l'intensité qui le traverse : U = R × I. Sa caractéristique est une droite passant par l'origine.
Un conducteur ohmique (résistor) s'oppose plus ou moins au passage du courant : c'est sa résistance, notée R.
Unité : l'ohm (Ω). Mesurée à l'ohmmètre, hors circuit.Plus la résistance est grande, plus elle limite l'intensité du courant pour une même tension.
R s'exprime en ohms (Ω).Pour un conducteur ohmique, la tension U à ses bornes est proportionnelle à l'intensité I qui le traverse.
U = R × I (U en V, R en Ω, I en A).À partir de U = R × I, on retrouve les deux autres grandeurs.
R = U / I et I = U / R.La caractéristique U = f(I) d'un conducteur ohmique est une droite passant par l'origine.
Sa pente (coefficient directeur) est égale à R.Le passage du courant dans une résistance produit un dégagement de chaleur : c'est l'effet Joule.
Il est utilisé dans les radiateurs, fers à repasser, ampoules…U est proportionnelle à I ; le coefficient est la résistance R.
Droite passant par l'origine → le dipôle est un conducteur ohmique.
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Branche un appareil de la cuisine sur le wattmètre et calcule sa puissance avec P = U × I, fais tourner le compteur pour convertir une durée d'utilisation en kilowattheures, puis allume les appareils d'une même ligne jusqu'à faire déclencher le disjoncteur.
La puissance est le produit de la tension par l’intensité : P = U × I, en watts. Sous la même tension de 230 V, une lampe LED de 8 W appelle 35 mA quand une bouilloire de 2000 W en appelle 8,7 A — près de deux cent cinquante fois plus.
L’énergie consommée est le produit de la puissance par la durée : E = P × t, en joules si P est en watts et t en secondes. Les fournisseurs facturent en kilowattheures : 1 kWh vaut 3 600 000 J, soit un appareil de 1000 W pendant une heure.
En dérivation, chaque appareil reçoit 230 V et l’intensité de la ligne est la somme des intensités de tous les appareils allumés. Au-delà du calibre du disjoncteur — souvent 16 A — les fils chaufferaient dangereusement : il coupe le circuit avant l’incendie.
La puissance P d'un appareil est égale à l'énergie E qu'il convertit, divisée par la durée t de cette conversion. Elle est aussi égale au produit de la tension par l'intensité. Les installations électriques sont protégées des surintensités par les fusibles et les disjoncteurs.
Un appareil qui convertit une énergie E en une durée t possède une puissance P = E / t.
E en joules (J), t en secondes (s).L'unité de la puissance est le watt (W), qui est équivalent à un joule par seconde (J/s).
1 W = 1 J/s.La puissance P d'un appareil électrique est proportionnelle à l'intensité I du courant qui le traverse et à la tension U entre ses bornes.
P en W, U en V, I en A.Les appareils d'une installation électrique domestique sont associés en dérivation. Plus on en utilise, plus l'intensité du courant qui parcourt l'installation est importante.
Iligne = I₁ + I₂ + I₃ + …Dans une installation électrique, une surintensité provoque une surchauffe par effet Joule, ce qui peut entrainer un incendie.
C'est le danger principal.Les disjoncteurs divisionnaires et les fusibles protègent localement l'installation contre une surintensité.
Un par circuit de la maison.Le disjoncteur de branchement limite la puissance utilisée par l'abonné à la valeur souscrite lors de l'abonnement.
Il se trouve à l'entrée de l'installation.En plus des unités du Système International, il est parfois pratique d'utiliser le kilowattheure (kWh) pour l'énergie. P est alors exprimée en kilowatts (kW) et t en heures (h).
1 kWh = 1000 W × 3600 s = 3 600 000 J.Parler de « consommation d'énergie des appareils électriques » est un abus de langage : en fonctionnant, ils convertissent l'énergie reçue en une ou plusieurs autres formes, dont une au moins est utile.
L'efficacité énergétique est un défi industriel majeur.En kWh : P en kW et t en heures.
Plus on allume d'appareils, plus Iligne augmente.
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Fais le vide sous la cloche pour voir ce qu'il advient du son, mesure la période d'un signal à l'oscilloscope pour en tirer la fréquence, et promène les détecteurs au-delà du rouge et du violet, là où l'œil ne voit plus rien.
Un son est une vibration de la matière. On le caractérise par sa fréquence, en hertz (Hz) : le nombre de vibrations par seconde. Elle est l’inverse de la période : f = 1 ÷ T. L’oreille humaine perçoit de 20 Hz à 20 000 Hz ; en deçà ce sont les infrasons, au-delà les ultrasons.
L’œil ne reçoit que la lumière visible, du rouge au violet. Au-delà du rouge se trouvent les infrarouges, que le thermomètre détecte car ils transportent de la chaleur ; au-delà du violet, les ultraviolets, qui font briller les matières fluorescentes. Tous sont des ondes électromagnétiques : même nature, même vitesse dans le vide, seule la longueur d’onde change.
Un signal sonore est une vibration de la matière : il ne peut ni naître ni se transmettre dans le vide. Un signal lumineux, lui, traverse le vide — c’est ainsi que la lumière du Soleil nous parvient, à 300 000 000 m/s. La vitesse du son dépend du milieu traversé : environ 340 m/s dans l’air, 1 500 m/s dans l’eau et 5 000 m/s dans l’acier.
Le son est une vibration mécanique dont la fréquence, mesurée en hertz (Hz), se traduit par une sensation de grave ou d'aigu. On parle d'ultrasons et d'infrasons pour les fréquences situées hors du champ de perception de l'oreille humaine. Les ondes radio et les autres ondes électromagnétiques sont de même nature que la lumière.
Le son est une vibration mécanique : un va-et-vient rapide des particules qui composent la matière. Dans le vide, le son ne peut ni exister ni être transmis.
Il lui faut un milieu matériel.On caractérise un son par sa fréquence, en hertz (de symbole Hz).
Plus un son est aigu, plus sa fréquence est grande ; plus elle est basse, plus le son est grave.L'oreille humaine perçoit les sons de fréquence comprise entre 20 et 20 000 Hz. Les sons situés en deçà et au-delà de ces limites se nomment les infrasons et les ultrasons.
Ex. : l'éléphant émet des infrasons, la chauve-souris des ultrasons.L'œil est un récepteur de lumière visible. Il existe aussi de la lumière infrarouge et ultraviolette que nos yeux ne détectent pas.
Certaines caméras les détectent.Comme le son, la lumière, qu'elle soit visible ou non, est créée par une source et se propage en ligne droite à travers certains matériaux.
Elle traverse aussi le vide.La lumière et les ondes électromagnétiques (comprenant les ondes radio, aussi appelées ondes hertziennes) sont de même nature. Elles sont produites par un émetteur et détectées par un récepteur.
Elles se propagent dans le vide.Le son se propage à environ 340 m/s dans l'air et 1500 m/s dans l'eau. Les ondes électromagnétiques se propagent à 300 000 000 m/s dans le vide.
La lumière est presque un million de fois plus rapide que le son.Tout signal sonore, lumineux ou radio permet le transport d'informations entre un émetteur et un récepteur.
Ex. : téléphone, radio, télécommande.Un signal émis librement dans l'air ou le vide peut être capté par toute personne munie d'un capteur adapté à ce signal.
D'où l'importance du chiffrement des communications.Plus la fréquence est grande, plus le son est aigu.
Le son a besoin de matière ; la lumière, non.
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