Chapitre 11

L'Univers

Voyage du Big Bang au système solaire, compare les distances immenses et mesure la Terre-Lune comme un astronome.

Big Bang Système solaire Échelles Terre-Lune
Repères de cours

L'Univers est organisé en niveaux emboîtés : la Terre fait partie du Système solaire, lui-même dans une galaxie, la Voie lactée, parmi des milliards d'autres. Comme les distances sont gigantesques, on change d'unité selon l'échelle.

AstresSystème solaireGalaxieskm · UA · année-lumière

Définitions clés

Univers

Ensemble de tout ce qui existe : matière, lumière, espace et temps.

Né il y a environ 13,7 milliards d'années.
Galaxie

Immense ensemble d'étoiles, de gaz et de poussières liés entre eux.

La nôtre : la Voie lactée.
Étoile

Astre qui produit lui-même sa propre lumière.

Le Soleil est l'étoile la plus proche.
Planète

Astre qui tourne autour d'une étoile et qui ne produit pas sa lumière (il la reçoit).

Ex : la Terre tourne autour du Soleil.
Satellite naturel

Astre qui tourne autour d'une planète.

La Lune est le satellite de la Terre.
Système solaire

Le Soleil et tous les objets qui gravitent autour de lui.

8 planètes, satellites, astéroïdes.
Année-lumière (a.l.)

Distance parcourue par la lumière en une année.

Une unité de distance, pas de durée !
Ordre de grandeur

Valeur arrondie à la puissance de 10 la plus proche pour comparer des tailles.

Sert à comparer Terre, Soleil et galaxie.

Se repérer dans les échelles de l'Univers

Identifier l'astre

Étoile, planète, satellite naturel ou astéroïde : on nomme d'abord ce que l'on observe.

Qui tourne autour de qui ?

La Lune tourne autour de la Terre ; la Terre et les autres planètes tournent autour du Soleil.

Choisir la bonne unité

Le km près de la Terre, l'UA dans le Système solaire, l'année-lumière entre les étoiles.

Zoomer / dézoomer

On passe d'un niveau au suivant : Terre → Système solaire → galaxie → Univers.

1 · LA TERRE 2 · SYSTÈME SOLAIRE 3 · VOIE LACTÉE 4 · L'UNIVERS Terre Terre + Lune Soleil + planètes Soleil Notre galaxie Milliards de galaxies À chaque étape on dézoome : l'astre du panneau précédent devient un tout petit point. km autour de la Terre  ·  UA dans le Système solaire  ·  année-lumière entre les étoiles et les galaxies

Le point clé : l'Univers est fait de niveaux emboîtés. Plus on monte d'un niveau, plus les distances sont grandes, donc plus l'unité doit être grande : on passe du km à l'UA (distance Terre-Soleil), puis à l'année-lumière entre les étoiles.

Comprendre l'année-lumière

Départ La lumière file à 300 000 km/s pendant 1 an, sans jamais s'arrêter Arrivée = 1 année-lumière (≈ 9 460 milliards de km)

Attention au piège : l'année-lumière mesure une distance, pas une durée. Voir une étoile à 4 années-lumière, c'est la voir telle qu'elle était il y a 4 ans, car sa lumière a mis 4 ans pour nous parvenir.

1 UA ≈ 150 000 000 km (distance Terre-Soleil) 1 a.l. ≈ 9 460 milliards de km d = v × t (vitesse de la lumière)
kmPour les distances proches : Terre-Lune ≈ 384 400 km.
UAPour le Système solaire : 1 UA = distance Terre-Soleil.
Année-lumièrePour les étoiles et galaxies : distances énormes.

Regarder loin, c’est regarder tôt

A retenir

La lumière ne se propage pas instantanément : elle parcourt 300 000 km chaque seconde. Plus un astre est lointain, plus sa lumière a mis de temps à nous parvenir — nous le voyons donc tel qu’il était autrefois.

Definitions

Vitesse de la lumière : c = 300 000 km/s dans le vide.
Année-lumière : la distance parcourue par la lumière en un an.
Temps de trajet : t = d ÷ c : il grandit avec la distance.

Mesurer la révolution d’une planète

A retenir

Les huit planètes tournent autour du Soleil dans le même sens. Plus une planète est éloignée, plus son orbite est longue et plus elle se déplace lentement : sa révolution dure donc bien plus d’une année terrestre.

Definitions

Révolution : un tour complet de la planète autour du Soleil.
Unité astronomique : 1 UA = 150 millions de km, la distance Terre-Soleil.
Orbite : le chemin suivi par la planète autour du Soleil.

Comparer le diamètre des astres

A retenir

Les quatre planètes proches du Soleil — Mercure, Mars, Vénus, la Terre — sont petites et rocheuses ; les quatre lointaines — Neptune, Uranus, Saturne, Jupiter — sont des géantes gazeuses. Il faut aligner 11 Terres pour traverser Jupiter, et 109 pour traverser le Soleil. Le Soleil n’est pourtant qu’une étoile moyenne : les plus grandes étoiles connues sont près de mille fois plus larges que lui. Et certains trous noirs sont plus grands encore : l’horizon de M87* engloberait tout le système solaire.

Definitions

Planète tellurique : petite, rocheuse, proche du Soleil.
Planète gazeuse : géante, sans surface solide, lointaine.
Diamètre : la largeur d’un astre d’un bord à l’autre, en passant par son centre.
Étoile : une boule de gaz qui produit sa propre lumière. Le Soleil en est une.
Trou noir : un astre si compact que rien, pas même la lumière, ne peut en ressortir ; sa taille est celle de son horizon, la frontière d’où rien ne revient.

Choisir la bonne unité

A retenir

Une même distance peut s’écrire en kilomètres, en unités astronomiques ou en années-lumière. On garde la plus grande unité qui donne encore un nombre au moins égal à 1 : le kilomètre sur Terre et jusqu’à la Lune (Paris–Marseille : 660 km ; Terre–Lune : 384 400 km), l’unité astronomique dans le système solaire (Soleil–Neptune : 30 UA), l’année-lumière au-delà (Proxima du Centaure : 4,2 a.l. ; Andromède : 2,5 millions d’a.l. ; le bord de l’Univers observable : 46 milliards d’a.l.).

Definitions

Kilomètre (km) : 1 km = 1 000 m.
Unité astronomique (UA) : la distance moyenne entre la Terre et le Soleil, 1 UA ≈ 150 millions de km.
Année-lumière (a.l.) : la distance que parcourt la lumière en un an, 1 a.l. ≈ 9 460 milliards de km.
Toile cosmique : l’organisation des galaxies aux très grandes échelles, en filaments autour de grands vides.
Univers observable : la part de l’Univers dont la lumière a eu le temps de nous parvenir depuis sa naissance ; son bord est à environ 46 milliards d’années-lumière.

La distance Terre-Lune au laser

A retenir

La lumière parcourt environ 300 000 km en une seconde. Une impulsion laser envoyée sur un réflecteur déposé par les missions Apollo revient au bout de 2,56 s : elle a parcouru 300 000 × 2,56 = 768 000 km, aller et retour. La Lune est à la moitié de ce chemin, à environ 384 000 km.

Definitions

Aller-retour : le chemin parcouru vaut deux fois la distance cherchée ; on le divise donc par 2.
Le calcul : distance = 300 000 km par seconde × durée de l’aller-retour ÷ 2.
Réflecteur : un miroir particulier posé sur la Lune, qui renvoie la lumière vers l’endroit d’où elle vient.

Quiz · L'Univers

Choisis une durée (optionnelle), puis teste toutes les notions du chapitre.

Étape 1 · QCM (10 questions)

Une seule bonne réponse par question.

Étape 2 · Associer notions et définitions

Clique une notion, puis sa définition.

0 / 8 associés

Étape 3 · Identification visuelle

Observe le schéma et choisis la bonne réponse.

Question 1 / 8

Étape 4 · Texte à trous

Complète chaque phrase avec le terme juste.

Étape 5 · Calculs scientifiques

Utilise les unités adaptées: km, UA, année-lumière.

Chapitre 2

L'air qui nous entoure

Découvre de quoi est fait l'air, prouve qu'il a une masse et apprends à séparer ses gaz.

Atmosphère Diazote Dioxygène Masse de l'air

De quoi l’air est-il fait ?

À retenir

L’air est un mélange de gaz. Sur cinq molécules prélevées au hasard, quatre sont du diazote N₂ et une du dioxygène O₂ : environ 80 % et 20 % en volume. Le pour cent restant réunit l’argon, le dioxyde de carbone et la vapeur d’eau.

Attention

N₂ et O₂ ne sont pas des atomes mais des molécules, faites de deux atomes liés. Dire que l’air contient « de l’oxygène O » est inexact : il contient du dioxygène O₂. Le symbole O désigne l’atome, la formule O₂ désigne la molécule.

Définitions

Mélange : plusieurs espèces chimiques réunies sans réagir entre elles.
Diazote N₂ : gaz majoritaire de l’air ; il ne brûle pas et n’entretient pas la combustion.
Dioxygène O₂ : gaz consommé par la respiration et par les combustions.
Pourcentage en volume : part du volume total occupée par un gaz du mélange.

L’air a-t-il une masse ?

À retenir

L’air est de la matière : il possède une masse. Un litre d’air pèse environ 1,2 g dans les conditions ordinaires, quand un litre d’eau en pèse 1000. C’est peu, mais ce n’est pas rien : l’air d’une salle de classe pèse plus de 200 kg.

La méthode

Poser le ballon dégonflé sur la balance et appuyer sur TARE : elle affiche zéro.
Envoyer l’air à la pompe en comptant les coups : ici, 0,25 L d’air par coup.
Reposer le ballon, aiguille retirée : la balance affiche la masse de l’air ajouté.
Diviser cette masse par le volume envoyé : c’est la masse d’un litre d’air.

Attention

L’expérience n’est concluante qu’avec un ballon rigide, dont le volume ne change pas. Avec un ballon de baudruche, qui grossit en se gonflant, l’air ambiant pousse d’autant plus fort sur lui et la balance n’enregistre presque rien.

Définitions

Masse : quantité de matière d’un corps ; elle se mesure en grammes ou en kilogrammes.
Masse volumique de l’air : environ 1,2 g par litre au niveau de la mer.
Tare : réglage qui remet la balance à zéro avec le récipient vide.

Séparer les gaz de l’air

À retenir

Refroidi jusqu’à −200 °C environ, l’air devient liquide. En le réchauffant lentement, chaque gaz s’échappe à sa propre température d’ébullition : le diazote à −196 °C, l’argon à −186 °C, le dioxygène à −183 °C. C’est la distillation fractionnée, et c’est ainsi qu’on sépare les gaz de l’air.

La méthode

Refroidir l’air jusqu’à le liquéfier.
Le réchauffer très lentement dans une colonne.
Recueillir chaque gaz au moment où il sort, et le tester à la bûchette incandescente : elle se rallume dans le dioxygène.
Le gaz qui bout à la température la plus basse part le premier.

Exemple

Le dioxygène des bouteilles d’hôpital et le diazote qui protège les aliments sous atmosphère modifiée sortent tous deux de cette colonne. L’argon, lui, remplit les ampoules d’éclairage et protège les soudures.

Définitions

Température d’ébullition : température à laquelle un liquide se transforme en gaz.
Distillation fractionnée : séparation des constituants d’un mélange liquide par leurs températures d’ébullition.
Air liquide : air refroidi au-dessous de −190 °C environ.
Repères de cours

L'air est de la matière : c'est un mélange de gaz qui a une masse et que l'on peut liquéfier puis distiller pour séparer ses constituants.

AtmosphèreMélangeMasseDistillation

Définitions clés

Atmosphère

Couche d'air d'environ 1 000 km qui entoure la Terre.

Elle nous protège des rayons du Soleil et des météorites.
Air

Mélange de gaz : ≈ 78 % de diazote, 21 % de dioxygène, 1 % d'autres gaz.

En simplifiant : 4/5 de N₂ + 1/5 de O₂.
Diazote (N₂)

Gaz le plus abondant de l'air.

≈ 78 % de l'air.
Dioxygène (O₂)

Gaz indispensable à la respiration et aux combustions.

≈ 21 % de l'air.
CNTP

Conditions normales de température et de pression : 0 °C et 1013 hPa.

1 L d'air pèse alors ≈ 1,3 g.
Fumée

Fines particules solides en suspension dans l'air.

Ce n'est pas un gaz !

Les schémas à connaître

Composition de l'air
AIR Diazote ≈ 78 % Dioxygène ≈ 21 % Autres gaz ≈ 1 %

L'air est un mélange : ≈ 4/5 de diazote et ≈ 1/5 de dioxygène.

L'air a une masse
450,0 g ballon dégonflé + 10 L d'air 463,0 g ballon gonflé

Chaque litre d'air ajoute 1,3 g : 10 L → + 13 g. L'air a bien une masse.

Distillation de l'air liquide
N₂ gazeux −196 °C O₂ gazeux −183 °C air liquide ≈ −200 °C on réchauffe doucement ↗

En réchauffant l'air liquide, le diazote se vaporise en premier (−196 °C), avant le dioxygène (−183 °C).

Raisonner sur l'air

C'est quoi, l'air ?

Un mélange de gaz : ≈ 78 % de diazote, ≈ 21 % de dioxygène, ≈ 1 % d'autres gaz.

A-t-il une masse ?

Oui ! Dans les CNTP (0 °C, 1013 hPa), 1 L d'air pèse environ 1,3 g.

Comment séparer ses gaz ?

On liquéfie l'air (≈ −200 °C) puis on le réchauffe : c'est la distillation.

À quoi sert le dioxygène ?

Il est indispensable à la vie (respiration) et aux combustions.

Ballon + balanceLa masse augmente quand on gonfle le ballon : l'air a une masse.
DistillationLe diazote bout à −196 °C, avant le dioxygène (−183 °C) : on les sépare.
CombustionUne flamme s'éteint sans dioxygène : ce gaz entretient les combustions.

Quiz — L'air qui nous entoure

Le quiz interactif se charge dans l'application Sciences 4ème.

Chapitre 3

Transformations chimiques

Observe des espèces chimiques disparaître et apparaître, distingue les combustions complètes des incomplètes et vérifie que la masse se conserve.

Réactifs Produits Combustion Conservation de la masse

La combustion du carbone

À retenir

Le carbone brûle dans le dioxygène et donne du dioxyde de carbone : C + O₂ → CO₂. Les molécules de départ disparaissent, de nouvelles apparaissent, mais les atomes se conservent : on en compte autant après qu’avant. C’est pourquoi la masse totale ne change pas.

La méthode

Faire l’inventaire des atomes avant la réaction.
Déclencher la transformation.
Refaire l’inventaire après.
Comparer les deux : chaque élément doit être en nombre égal.

Attention

Ce sont les molécules qui sont détruites, pas les atomes. Un atome de carbone ne disparaît pas : il se retrouve à l’intérieur d’une molécule de dioxyde de carbone.

Définitions

Réactif : espèce chimique présente avant la transformation et consommée par elle.
Produit : espèce chimique formée par la transformation.
Transformation chimique : réorganisation des atomes des réactifs en de nouvelles molécules.

Combustion complète ou incomplète ?

À retenir

Avec assez de dioxygène, la combustion du méthane est complète : la flamme est bleue et il ne se forme que du dioxyde de carbone et de l’eau. Si l’air manque, elle est incomplète : la flamme jaunit, du carbone se dépose en suie et il se forme du monoxyde de carbone CO.

Exemple

Une bougie donne une flamme jaune et noircit une coupelle qu’on approche : sa combustion est incomplète. Un bec de laboratoire bague ouverte donne une flamme bleue qui ne salit rien.

Attention

Le monoxyde de carbone est incolore, inodore et mortel. On ne le voit pas, on ne le sent pas. C’est pour cela qu’un appareil à gaz doit être entretenu et la pièce ventilée : une flamme jaune sur une gazinière est un signal d’alerte.

Définitions

Combustible : corps qui brûle ; ici le méthane.
Comburant : corps qui permet la combustion ; ici le dioxygène de l’air.
Combustion complète : il ne se forme que du dioxyde de carbone et de l’eau.
Combustion incomplète : il se forme en plus du carbone et du monoxyde de carbone.

La masse se conserve-t-elle ?

À retenir

Au cours d’une transformation chimique, les atomes se réarrangent sans être ni créés ni détruits : la masse totale se conserve. Dans un récipient fermé, la balance ne bouge pas. Ouvert, le gaz formé s’échappe et la masse mesurée diminue — mais la matière, elle, n’a pas disparu.

La méthode

Peser le système complet avant la transformation.
Déclencher la réaction, le récipient étant bouché.
Repeser sans rien ouvrir : la masse est la même.
Déboucher, puis peser de nouveau pour mesurer le gaz parti.

Attention

Une masse qui diminue ne signifie jamais que de la matière a été détruite : elle signifie que quelque chose est sorti du système pesé. Presque toujours, c’est un gaz.

Définitions

Système fermé : récipient qui n’échange pas de matière avec l’extérieur.
Système ouvert : récipient d’où de la matière peut sortir.
Conservation de la masse : la masse des produits est égale à la masse des réactifs.

Pourquoi les océans s’acidifient

À retenir

Une partie du dioxyde de carbone de l’atmosphère se dissout dans l’eau de mer et y forme un acide. Le pH de l’océan valait 8,2 avant l’ère industrielle ; il est aujourd’hui de 8,1 et pourrait descendre à 7,7 vers 2100. Les coquilles et les squelettes calcaires se forment alors plus difficilement.

Exemple

Les huîtres, les moules, les oursins et les coraux fabriquent leur squelette en calcaire. Dans une eau au pH plus bas, ce calcaire se forme plus lentement et finit par se dissoudre.

Attention

Le mot induit en erreur : l’eau de mer reste basique, son pH demeurant supérieur à 7. « Acidification » veut seulement dire que ce pH diminue. L’océan ne devient pas un acide — il devient moins basique, et cela suffit à gêner les organismes à coquille.

Définitions

pH : nombre qui mesure l’acidité : inférieur à 7 acide, égal à 7 neutre, supérieur à 7 basique.
Acidification : diminution du pH, quel que soit le point de départ.
Calcaire : matière des coquilles et des squelettes ; elle se dissout en milieu acide.
Repères de cours

Une transformation chimique fait disparaître des réactifs et apparaître des produits, sans jamais changer la masse totale. La combustion en est l'exemple clé.

RéactifsProduitsCombustionMasse conservée

Définitions clés

Transformation chimique

Des espèces chimiques disparaissent tandis que d'autres apparaissent.

≠ changement d'état, où la matière reste la même.
Réactifs

Espèces chimiques dont la quantité diminue (elles sont consommées).

Ex : le carbone et le dioxygène.
Produits

Espèces chimiques dont la quantité augmente (elles sont formées).

Ex : le dioxyde de carbone.
Combustion

Transformation chimique qui libère de l'énergie thermique et dont l'un des réactifs est le dioxygène.

Le combustible brûle grâce au comburant (O₂).
Combustion incomplète

Certains produits peuvent encore se transformer en présence de dioxygène.

Elle produit du carbone (fumée noire) et parfois du CO toxique.
Conservation de la masse

La somme des masses des réactifs consommés est égale à la somme des masses des produits formés.

m(réactifs consommés) = m(produits formés).
Polluant

Substance rejetée dans l'air par les activités humaines, aux effets néfastes : pluies acides, acidification des océans…

Ex : gaz issus de l'exploitation des réserves fossiles.

Les schémas à connaître

Le bilan d'une combustion
carbone + dioxygène dioxyde de carbone RÉACTIFS (consommés) PRODUIT (formé)

Un bilan s'écrit toujours : Réactifs ⟶ Produits.

Complète / incomplète
complète → CO₂ assez de dioxygène incomplète → CO + C manque de dioxygène

Le monoxyde de carbone (CO) est invisible, inodore et toxique.

La masse se conserve
327,5 g avant la réaction réaction 327,5 g après la réaction

En flacon fermé, rien ne s'échappe : la masse ne change pas.

Raisonner sur une transformation

Identifier les réactifs

Quelles espèces disparaissent (leur quantité diminue) ?

Identifier les produits

Quelles espèces apparaissent (leur quantité augmente) ?

Écrire le bilan

Réactifs ⟶ Produits. Ex : carbone + dioxygène ⟶ dioxyde de carbone.

Vérifier la masse

m(réactifs consommés) = m(produits formés) : la masse se conserve.

Eau de chauxElle se trouble en présence de CO₂ : on prouve qu'un produit est apparu.
Flacon fermé + balanceLa masse affichée ne change pas pendant la réaction : la masse se conserve.
Détecteur de COObligatoire près des chaudières : le CO d'une combustion incomplète est mortel.
Acidification des océansLe CO₂ émis par les transports et les industries acidifie les océans et altère les écosystèmes marins.

Quiz — Transformations chimiques

Le quiz interactif se charge dans l'application Sciences 4ème.

Chapitre 4

Atomes et molécules

Découvre les atomes, assemble-les en molécules, puis vérifie qu'aucun atome ne disparaît au cours d'une transformation chimique : ils ne font que se réarranger !

Atome Molécule Formule chimique Équation équilibrée

La boîte à molécules

À retenir

Une molécule est un assemblage d’atomes liés entre eux. Chaque atome forme un nombre fixe de liaisons : une pour l’hydrogène, deux pour l’oxygène, trois pour l’azote, quatre pour le carbone. La formule chimique en est l’inventaire : chaque symbole désigne un élément, l’indice qui le suit compte ses atomes.

La méthode

Repérer le symbole de chaque élément présent.
Lire l’indice écrit juste après : c’est le nombre d’atomes de cet élément.
Sans indice, il n’y a qu’un seul atome.
Vérifier que chaque atome a bien toutes ses liaisons.

Attention

Ce nombre de liaisons décide des molécules possibles. H₃ et CH₅ n’existent pas : l’hydrogène ne peut former qu’une liaison, le carbone pas plus de quatre. Une formule ne s’invente pas — elle doit pouvoir se monter.

Définitions

Atome : constituant de base de la matière, représenté par une sphère.
Molécule : assemblage d’atomes liés entre eux.
Liaison : ce qui unit deux atomes ; chaque atome en forme un nombre fixe.
Formule chimique : écriture qui donne les éléments d’une molécule et leur nombre.

Réarranger les atomes

À retenir

Au cours d’une transformation chimique, les molécules des réactifs sont détruites et de nouvelles molécules, les produits, se forment. Les atomes, eux, ne sont ni créés ni détruits : ils se réarrangent. C’est la conservation des atomes, et c’est elle qui entraîne la conservation de la masse.

Exemple

La combustion du méthane s’écrit CH₄ + 2 O₂ → CO₂ + 2 H₂O. De part et d’autre de la flèche on compte un atome de carbone, quatre d’hydrogène et quatre d’oxygène : rien n’a été perdu, tout a été réassemblé.

Attention

Ne pas confondre les deux niveaux : les molécules disparaissent, les atomes restent. Dire qu’« le méthane a disparu » est juste ; dire que « ses atomes ont disparu » ne l’est pas.

Définitions

Réaction chimique : modèle d’une transformation ; elle ne décrit que l’état initial et l’état final.
Équation de réaction : bilan écrit avec les formules chimiques des espèces.
Conservation des atomes : autant d’atomes de chaque élément avant et après.

Équilibrer une équation

À retenir

Équilibrer une équation, c’est ajuster les coefficients placés devant les formules jusqu’à ce que chaque élément soit en nombre égal des deux côtés de la flèche. Les indices à l’intérieur des formules ne se touchent jamais : ils font partie de l’identité de la molécule.

La méthode

Compter les atomes de chaque élément de part et d’autre.
Commencer par l’élément qui n’apparaît que dans une formule de chaque côté.
Ajuster les coefficients, jamais les indices.
Terminer par l’oxygène, souvent présent partout.
Recompter pour vérifier.

Attention

Écrire CH₄ + O₄ au lieu de CH₄ + 2 O₂ change la molécule : O₄ n’existe pas. Un coefficient multiplie la molécule entière ; un indice appartient à la formule. 2 O₂ signifie deux molécules de dioxygène, soit quatre atomes.

Définitions

Coefficient : nombre écrit devant une formule ; il compte les molécules.
Indice : petit nombre à l’intérieur d’une formule ; il compte les atomes.
Équation équilibrée : autant d’atomes de chaque élément à gauche qu’à droite.
Repères de cours

La matière est constituée d'atomes pouvant s'assembler en molécules. Lors d'une transformation chimique, les atomes se conservent et se réarrangent : l'équation de réaction équilibrée en est le bilan.

AtomeMolécule FormuleÉquation équilibrée

Définitions clés

Atome

Constituant de base des molécules, décrit de manière simplifiée comme une très petite sphère.

Il existe 118 types d'atomes connus, rassemblés dans un tableau.
Symbole chimique

Une lettre majuscule, éventuellement suivie d'une lettre minuscule, associée à chaque type d'atome.

Ex : H (hydrogène), O (oxygène), C (carbone), N (azote).
Molécule

Structure constituée d'atomes liés entre eux. On la représente par un assemblage de sphères.

Ex : l'eau H₂O, le dioxygène O₂, le méthane CH₄.
Formule chimique

Elle indique la composition d'une molécule : le nombre de chaque type d'atome qui la compose.

Le nombre en indice précise combien de fois l'atome est présent.
Réaction chimique

Le modèle d'une transformation chimique : elle ne détaille que l'état initial et l'état final.

Les atomes des réactifs se réarrangent en produits.
Équation de réaction

Un bilan dans lequel les molécules sont notées avec leur formule chimique.

Ex : C + O₂ ⟶ CO₂.
Conservation des atomes

Au cours d'une transformation chimique, aucun atome n'est créé ni détruit.

Les molécules des réactifs sont détruites, mais pas leurs atomes.
Équation équilibrée

Elle exprime la conservation des atomes : même nombre d'atomes de chaque type dans les réactifs et les produits.

On ajuste le nombre de molécules, jamais les formules.

Les schémas à connaître

Des atomes aux symboles
H hydrogène C carbone N azote O oxygène symbole = majuscule (+ minuscule éventuelle)

Chaque atome possède un nom et un symbole, et se modélise par une sphère.

Lire une formule chimique
H 2 O 2 atomes H 1 atome O (pas de chiffre = 1) molécule d'eau

La formule indique le nombre de chaque type d'atome de la molécule.

Une équation équilibrée
CH₄ + 2 O₂ CO₂ + 2 H₂O RÉACTIFS 1 C • 4 H • 4 O PRODUITS 1 C • 4 H • 4 O mêmes nombres d'atomes : équation équilibrée

On ajuste le nombre de molécules, sans jamais modifier les formules.

Équilibrer une équation de réaction

Écrire le bilan

Réactifs ⟶ Produits, avec les formules chimiques des molécules. Ex : CH₄ + O₂ ⟶ CO₂ + H₂O.

Compter les atomes

Pour chaque type d'atome (C, H, O…), compter le nombre d'atomes à gauche puis à droite.

Ajuster les nombres de molécules

Modifier les nombres devant les formules (jamais les formules elles-mêmes !) jusqu'à égalité.

Vérifier la conservation

Même nombre d'atomes de chaque type des deux côtés : CH₄ + 2 O₂ ⟶ CO₂ + 2 H₂O.

Tableau périodiqueLes 118 types d'atomes connus y sont rassemblés, chacun avec son nom et son symbole.
Modèle des sphèresDes sphères en plastique ou dessinées permettent de représenter les atomes et les molécules.
« Rien ne se perd… »Les atomes se conservent au cours d'une transformation chimique : c'est pourquoi la masse se conserve aussi.
Équation de réactionC + O₂ ⟶ CO₂ : un bilan qui résume la transformation, de l'état initial à l'état final.

Quiz — Atomes et molécules

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Chapitre 5

La masse volumique

Compare des blocs de même volume, mesure la masse et le volume d'un objet mystère, puis calcule ρ = m / V : la masse volumique caractérise chaque substance et explique qui flotte et qui coule !

Masse Volume Masse volumique ρ = m / V kg/m³

À volume égal, des masses différentes

À retenir

Quatre cubes de même volume n’ont pas la même masse : la masse dépend de la matière. Le quotient de la masse par le volume, ρ = m ÷ V, dit ce que pèse un centimètre cube. Il est propre à chaque substance.

Exemple

Pour 100 cm³ : le chêne pèse 75 g, l’aluminium 270 g, le fer 787 g, le plomb 1 135 g. Même volume, quatre masses — donc quatre masses volumiques : 0,75 · 2,70 · 7,87 · 11,35 g/cm³.

Attention

« Le plomb est plus lourd que le bois » n’a de sens qu’à volume égal. Une poutre de bois pèse plus qu’une bille de plomb. Ce que l’on compare, c’est la masse volumique, pas la masse.

Définitions

Masse volumique ρ : masse d’une unité de volume, en g/cm³ ou kg/m³.
Volume : place occupée par un corps, en cm³ ou en L.
Flottaison : un corps flotte sur l’eau si sa masse volumique est inférieure à 1,0 g/cm³.

Identifier un objet mystère

À retenir

La masse volumique est une carte d’identité : elle ne dépend ni de la forme ni de la taille de l’objet, mais seulement de la matière qui le compose. La mesurer permet donc d’identifier une matière inconnue.

La méthode

Peser l’objet : on obtient m.
Lire le niveau d’eau de l’éprouvette : V₁.
Y plonger l’objet et relire le niveau : V₂.
Le volume de l’objet vaut V = V₂ − V₁.
Calculer ρ = m ÷ V, puis chercher la valeur dans le tableau.

Attention

La lecture se fait à hauteur d’œil, au bas du ménisque, l’éprouvette posée à plat. Une lecture faite de biais fausse V₂ − V₁, donc le volume, donc l’identification. Et l’objet doit être entièrement immergé.

Définitions

Déplacement d’eau : méthode de mesure du volume d’un solide qui ne se dissout pas.
Ménisque : surface incurvée du liquide ; on lit au bas de la courbe.
Éprouvette graduée : verrerie destinée à mesurer un volume.

La colonne des liquides

À retenir

Des liquides non miscibles se superposent : le plus dense au fond, le moins dense en haut. Un objet s’enfonce tant que le liquide qu’il traverse est moins dense que lui, et s’arrête sur le premier liquide plus dense : l’étage où il s’arrête encadre sa masse volumique.

Exemple

Le morceau de bouchon s’arrête entre l’huile (0,92 g/cm³) et l’eau (1,00 g/cm³) : sa masse volumique est comprise entre ces deux valeurs. Parmi les plastiques courants, seul le polyéthylène (0,95) convient. Les centres de tri séparent ainsi les plastiques broyés dans des bacs d’eau : le PET des bouteilles (1,38) coule, le polyéthylène et le polypropylène des bouchons flottent.

Attention

L’eau et l’alcool sont miscibles : versés l’un sur l’autre, ils se mélangent et ne forment plus qu’un liquide, de masse volumique intermédiaire (0,93 g/cm³ à volumes égaux), qui occupe même un peu moins de place que les deux séparés. Pour garder quatre couches, l’huile doit séparer l’eau de l’alcool : on verse l’eau et l’huile avant l’alcool.

Définitions

Miscibles : se dit de deux liquides qui se mélangent pour n’en former qu’un.
Interface : surface de séparation entre deux liquides non miscibles.
Encadrer : donner deux valeurs entre lesquelles se trouve la grandeur cherchée.
Repères de cours

Ni la masse ni le volume ne suffisent à expliquer pourquoi un liquide flotte sur un autre. La masse volumique ρ = m / V caractérise chaque substance : elle permet de l'identifier et de prévoir qui flotte et qui coule.

MasseVolumeMasse volumiqueDense

Définitions clés

Masse

Grandeur proportionnelle à la quantité de matière d'un corps. Elle se mesure avec une balance.

Unité : le kilogramme (kg).
Volume

Grandeur qui indique l'espace occupé par un corps. Il se mesure avec une éprouvette graduée.

Unité internationale : le mètre cube (m³).
Masse volumique

La masse volumique d'une substance correspond à la masse pour 1 m³ de cette substance.

Elle se note ρ (rhô) : ρ = m / V, soit m = ρ × V.
Dense

De deux liquides non miscibles, celui qui flotte sur l'autre est celui de moindre masse volumique : le moins dense.

L'huile flotte sur l'eau car elle est moins dense.
Outil d'identification

Chaque substance possède une masse volumique constante (à température et pression constantes).

Mesurer ρ permet donc d'identifier une substance.
Unités de masse volumique

L'unité internationale est le kg/m³ (ou kg·m⁻³). On trouve aussi le kg/L, le g/L, le g/mL...

Il faut souvent convertir avant de comparer.
Masse volumique de l'eau

Dans les conditions habituelles, elle vaut 1 000 kg/m³.

Soit encore 1 kg/dm³, 1 kg/L et 1 g/mL.
Plastiques et océans

Les plastiques n'ont pas tous la même masse volumique : les plus denses que l'eau coulent, les autres flottent.

Les débris peu denses polluent la surface des océans.

Les schémas à connaître

La formule et ses unités
m = ρ × V m en kg ρ en kg/m³ V en m³ donc ρ = m / V : la masse de 1 m³ de substance m est proportionnelle à V, le coefficient est ρ

La masse m est proportionnelle au volume V : le coefficient qui les lie est la masse volumique ρ.

Flottaison d'un liquide sur un autre
huile eau ρ = 920 kg/m³ la moins dense ρ = 1 000 kg/m³ le liquide le moins dense flotte au-dessus

De deux liquides non miscibles, celui qui flotte est celui de moindre masse volumique.

Mesurer m et V au laboratoire
54 g balance : m = 54 g V2 = 70 mL V1 = 50 mL V = 70 − 50 = 20 cm³ ρ = 54 / 20 = 2,7 g/cm³

Balance pour m, éprouvette graduée pour V : on en déduit ρ, ici celle de l'aluminium.

Identifier une substance grâce à ρ

Peser l'échantillon

La balance donne la masse m. On note l'unité (g ou kg).

Mesurer son volume

Avec une éprouvette graduée : l'objet immergé fait monter l'eau de V1 à V2, donc V = V2 − V1.

Calculer ρ = m / V

On convertit si besoin : on convertit séparément l'unité de la masse et celle du volume.

Comparer à un tableau

La masse volumique étant constante pour chaque substance, elle permet de l'identifier.

Eau : 1 000 kg/m³Soit 1 kg/dm³, 1 kg/L ou 1 g/mL : la référence pour savoir qui flotte et qui coule.
Le moins dense flotteUn liquide flotte sur tout liquide non miscible de masse volumique supérieure à la sienne.
Conversionskg/m³, kg/L, g/mL... Avant de comparer deux masses volumiques, il faut souvent convertir.
Plastiques et océansLes débris de plastique peu denses flottent et s'accumulent dans les océans : une pollution importante.

Quiz — La masse volumique

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Chapitre 6

Mouvement et vitesse

Observe un train depuis le quai puis depuis le wagon, décris des trajectoires grâce à la chronophotographie, puis calcule des vitesses moyennes avec v = d / t : le mouvement dépend toujours de l'observateur !

Référentiel Trajectoire Vitesse moyenne v = d / t m/s et km/h

Le mouvement dépend de l’observateur

À retenir

Décrire un mouvement n’a de sens que si l’on précise par rapport à quoi on l’observe : c’est le référentiel. Un passager assis est immobile dans le référentiel du train et en mouvement dans celui du quai. Rien n’a changé pour lui — seul le point de vue a changé.

La méthode

Choisir le référentiel et le dire clairement.
Considérer ce référentiel comme immobile.
Pour chaque objet, se demander s’il se rapproche ou s’éloigne.
Conclure : en mouvement, ou immobile dans ce référentiel.

Attention

Une phrase comme « la voiture roule à 90 km/h » est incomplète sans référentiel. Sous-entendu, il s’agit du sol. Dans le référentiel d’une autre voiture roulant à la même vitesse, elle est immobile.

Définitions

Référentiel : objet par rapport auquel on étudie un mouvement.
Immobile : dont la position ne change pas dans le référentiel choisi.
Relativité du mouvement : un même objet peut être en mouvement dans un référentiel et immobile dans un autre.

Trajectoires et chronophotographie

À retenir

Une chronophotographie enregistre les positions d’un mobile à intervalles de temps égaux. La forme dessinée par ces positions donne la trajectoire ; l’écart entre deux images voisines renseigne sur la vitesse.

La méthode

Vérifier que les images sont prises à intervalles égaux.
Regarder la forme de l’ensemble : rectiligne, circulaire ou quelconque.
Mesurer l’écart entre deux images successives, au début puis à la fin.
Écarts égaux : mouvement uniforme. Qui augmentent : accéléré. Qui diminuent : ralenti.

Attention

Trajectoire et vitesse sont deux questions séparées. Un mouvement peut être circulaire et uniforme, rectiligne et accéléré. Répondre « il va vite » à une question sur la trajectoire, c’est confondre les deux.

Définitions

Trajectoire : ligne décrite par le mobile au cours du temps.
Mouvement uniforme : la vitesse ne change pas.
Mouvement accéléré : la vitesse augmente.
Mouvement ralenti : la vitesse diminue.

Calculer une vitesse

À retenir

La vitesse moyenne s’obtient en divisant la distance parcourue par la durée du parcours : v = d ÷ t. Elle s’exprime en mètres par seconde ou en kilomètres par heure.

La méthode

Relever la distance d, en mètres.
Relever la durée t, en secondes.
Diviser : v = d ÷ t, en mètres par seconde.
Pour passer en km/h, multiplier par 3,6.

Exemple

Un coureur parcourt 90 m en 20 s : v = 90 ÷ 20 = 4,5 m/s, soit 4,5 × 3,6 = 16,2 km/h.

Attention

Les deux grandeurs doivent être dans des unités compatibles : des mètres avec des secondes, des kilomètres avec des heures. Diviser des kilomètres par des secondes ne donne rien d’exploitable. Et 1 m/s vaut 3,6 km/h, pas l’inverse.

Définitions

Vitesse moyenne : quotient de la distance parcourue par la durée du parcours.
Mètre par seconde : unité du système international, notée m/s.
Conversion : 1 m/s = 3,6 km/h ; 1 km/h ≈ 0,28 m/s.
Repères de cours

Le mouvement d'un mobile dépend du référentiel choisi : il est relatif. On le décrit par sa trajectoire (rectiligne, circulaire, curviligne) et par sa vitesse moyenne v = d / t, exprimée en m/s ou en km/h.

RéférentielTrajectoirev = d / tm/s ↔ km/h

Définitions clés

Référentiel

Objet par rapport auquel on décrit le mouvement d'un mobile.

Ex : le quai, le train, la Terre, le Soleil.
Relativité du mouvement

Deux observateurs en mouvement l'un par rapport à l'autre ne perçoivent pas le mouvement du mobile de la même manière.

Le passager est immobile dans le train, en mouvement par rapport au quai.
Trajectoire

Ensemble des positions successives occupées par le mobile. Sa nature géométrique caractérise le mouvement.

Elle peut être rectiligne, circulaire ou curviligne.
Chronophotographie

Image qui superpose les positions d'un mobile prises à intervalles de temps égaux.

L'espacement des positions renseigne sur la vitesse.
Vitesse moyenne

Elle se calcule avec la distance d parcourue et la durée t du parcours : v = d / t.

v en m/s, d en m, t en s (système international).
Unités de vitesse

Dans le système international, la vitesse s'exprime en m/s. Selon le contexte, on utilise le km/h ou le nœud.

m/s → km/h : × 3,6. Ex : 10 m/s = 36 km/h.
Mouvement uniforme, accéléré, ralenti

Uniforme : vitesse constante. Accéléré : vitesse qui augmente. Ralenti : vitesse qui diminue.

Sur une chronophotographie : espacements égaux, croissants ou décroissants.
Précision des mesures

Une mesure n'est jamais parfaite : répétée, elle donne des valeurs proches mais différentes.

On calcule la moyenne de plusieurs mesures pour s'approcher de la vraie valeur.

Les schémas à connaître

La relativité du mouvement
observateur du quai passager : immobile dans le train …mais en mouvement par rapport au quai

Le même passager est immobile dans le référentiel du train et en mouvement dans le référentiel du quai : le mouvement est relatif.

Les trois formes de trajectoires
rectiligne circulaire curviligne

La nature géométrique de la trajectoire (droite, cercle, courbe) est une caractéristique du mouvement.

Chronophotographies : uniforme, accéléré, ralenti
uniforme accéléré ralenti positions prises à intervalles de temps égaux

Espacements égaux : vitesse constante. Croissants : la vitesse augmente. Décroissants : elle diminue.

Méthode : calculer une vitesse moyenne

Repérer d et t

Relever la distance d parcourue et la durée t du parcours dans l'énoncé.

Convertir les unités

Pour une vitesse en m/s : d en mètres et t en secondes. Ex : 1,2 km = 1 200 m ; 2 min = 120 s.

Appliquer v = d / t

Poser le calcul avec les valeurs : v = 1 200 / 120 = 10 m/s.

Exprimer et vérifier

Écrire le résultat avec son unité, et vérifier l'ordre de grandeur (10 m/s = 36 km/h : un cycliste rapide, c'est cohérent).

Précision des mesuresLe résultat d'une mesure diffère toujours un peu de la vraie valeur : on répète la mesure et on calcule la moyenne.
VMALa Vitesse Maximale Aérobie, entre 8 et 14 km/h chez les personnes non entraînées, est un indicateur de performance en endurance.
Le nœudUnité de vitesse utilisée en mer et en aviation : 1 nœud ≈ 1,852 km/h.
Ordres de grandeurPiéton ≈ 5 km/h, cycliste ≈ 20 km/h, TGV ≈ 320 km/h, son ≈ 340 m/s, lumière ≈ 300 000 km/s.

Quiz — Mouvement et vitesse

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Chapitre 7

Les interactions

Repère qui agit sur quoi grâce au diagramme objet-interactions, modélise une action mécanique par une force mesurée en newtons, puis découvre pourquoi ton poids diminue sur la Lune alors que ta masse ne change pas !

Action mécanique Interaction Diagramme objet-interactions Force en newtons (N) P = m × g

Le diagramme objet-interactions

À retenir

Le diagramme objet-interactions recense les objets qui agissent sur le système étudié. Une action de contact se représente par un trait plein : les deux objets se touchent. Une action à distance se représente par un trait pointillé.

La méthode

Choisir le système et l’entourer.
Recenser les objets qui l’entourent.
Se demander pour chacun s’il agit vraiment sur le système.
Tracer un trait plein s’il y a contact, pointillé sinon.

Attention

Le diagramme ne recense que ce qui agit sur le système, pas ce sur quoi le système agit. Un objet voisin n’agit pas forcément : une trousse posée à côté du bloc n’exerce aucune action sur lui ; poussée contre lui, elle agit. Et le diagramme change avec la situation : quand le bloc décolle, la paillasse en sort.

Définitions

Système : objet dont on étudie les actions qu’il subit.
Action de contact : action exercée par un objet qui touche le système.
Action à distance : action exercée sans contact, comme le poids ou l’attraction d’un aimant.

Modéliser une action par une force

À retenir

Une action mécanique se modélise par une force, représentée par une flèche. Elle possède quatre caractéristiques : son point d’application, sa direction, son sens et sa valeur, exprimée en newtons.

La méthode

Placer l’origine de la flèche au point d’application.
Tracer la droite qui porte la force : c’est sa direction.
Orienter la flèche : c’est son sens.
Choisir une échelle, puis donner à la flèche la longueur correspondante.

Attention

Direction et sens ne sont pas la même chose. La direction est la droite — verticale, horizontale. Le sens précise de quel côté on va sur cette droite — vers le haut ou vers le bas. Une flèche sans échelle indiquée ne se lit pas. Et une corde ne pousse jamais : sa force part de l’attache et pointe vers là où l’on tire.

Définitions

Force : modèle d’une action mécanique, représentée par une flèche.
Newton (N) : unité de force ; sur Terre, une masse de 100 g pèse environ 1 N.
Échelle : correspondance choisie entre la longueur de la flèche et la valeur de la force.

Le poids et la masse

À retenir

Le poids d’un objet est proportionnel à sa masse : P = m × g. Sur Terre, g ≈ 9,8 N/kg : c’est l’intensité de pesanteur. La masse, en kilogrammes, se mesure avec une balance ; le poids, en newtons, avec un dynamomètre.

La méthode

Accrocher la masse marquée au dynamomètre.
Attendre que l’index s’immobilise, puis lire face à la graduation.
Reporter le point (m ; P), recommencer avec d’autres masses.
Tracer la droite qui passe par l’origine : son coefficient P ÷ m est g.

Exemple

La pomme pèse 1,5 N : sa masse vaut 1,5 ÷ 9,8 ≈ 0,15 kg. Sur la Lune, où g = 1,6 N/kg, elle ne pèserait plus que 0,25 N ; sa masse, elle, resterait 0,15 kg.

Attention

Dans la vie courante on dit « peser 60 kg » : c’est un abus de langage, 60 kg est une masse ; le poids correspondant est de 588 N. Et une balance électronique mesure en réalité une force : elle affiche une masse en supposant g = 9,8 N/kg. Sur la Lune, elle se tromperait ; une balance à deux plateaux, qui compare des masses, non.

Définitions

Masse m : quantité de matière, en kilogrammes ; indépendante du lieu.
Poids P : force d’attraction exercée par un astre, en newtons.
Intensité de pesanteur g : quotient P ÷ m, en N/kg ; propre à chaque astre.
Dynamomètre : appareil qui mesure une force grâce à l’allongement d’un ressort.
Repères de cours

Quand un objet exerce une action mécanique sur un autre, il subit aussi une action en retour : les actions sont réciproques, on parle d'interaction. Le DOI fait le bilan de ces interactions, et chaque action se modélise par une force mesurée en newtons.

SystèmeInteractionDOIForcePoids

Définitions clés

Système

En mécanique, on appelle « système » l'objet que l'on choisit d'étudier.

Exemple : le livre, la balle, le clou.
Action mécanique

Si un système est déformé, mis en mouvement ou que son mouvement est modifié, c'est qu'il subit une action mécanique.

Pousser, tirer, attirer, soutenir...
Interaction

Lorsqu'un objet exerce une action mécanique sur un autre, il subit également une action venant de ce dernier : les actions sont réciproques.

Contact (les objets se touchent) ou distance.
Localisée ou répartie

Une interaction de contact exercée sur une petite zone est localisée ; sinon elle est répartie.

Le doigt qui appuie : localisée. La table sous le livre : répartie.
Diagramme objet-interactions

Le DOI modélise le système étudié, les objets qui l'entourent et leurs interactions.

Trait plein : contact. Trait pointillé : distance.
La force

Une action mécanique est modélisée par une force, représentée par une flèche à quatre caractéristiques : point d'application, direction, sens, valeur.

Modéliser, c'est simplifier pour garder l'essentiel.
Le newton (N)

L'intensité (la valeur) d'une action mécanique se mesure en newtons, avec un dynamomètre.

1 N ≈ le poids d'une pomme de 100 g.
Gravitation, poids et masse

La gravitation est une interaction attractive à distance entre tous les objets qui ont une masse. Le poids P = m × g est la force d'attraction de l'astre.

La masse (kg) ne change pas ; le poids (N) dépend de l'astre.

Les schémas à connaître

Le DOI du livre posé sur la table
Livre Table Terre contact à distance le système est dans la bulle centrale

Le livre est en interaction de contact avec la table et à distance avec la Terre (gravitation).

La force et ses 4 caractéristiques
point d'application direction sens F = 60 N la longueur de la flèche est proportionnelle à la valeur échelle : 1 cm pour 20 N

Une seule flèche représente les quatre informations : point d'application, direction, sens et valeur en newtons.

Poids et masse, sur Terre et sur la Lune
Terre Lune 10 kg 10 kg P = 98 N P = 16 N même masse, mais g = 9,8 N/kg sur Terre et 1,6 N/kg sur la Lune

La masse ne change pas (10 kg partout), mais le poids P = m × g dépend de l'astre.

Construire un diagramme objet-interactions

Définir le système

On choisit l'objet à étudier et on l'écrit dans une bulle au centre du diagramme.

Lister les contacts

On cherche tous les objets qui touchent le système : table, sol, main, air...

Lister les actions à distance

La Terre (gravitation) agit toujours ; un aimant peut agir sur un objet en fer sans le toucher.

Tracer le diagramme

On relie le système à chaque objet : trait plein pour le contact, trait pointillé pour la distance.

Actions réciproquesSi A agit sur B, alors B agit sur A : les objets sont en interaction.
Le newton (N)L'intensité d'une action mécanique se mesure en newtons, avec un dynamomètre.
P = m × gLe poids (en N) est le produit de la masse (en kg) par l'intensité de pesanteur g (en N/kg).
Poids et masseLa masse est invariable ; le poids change d'un astre à l'autre : g ≈ 9,8 N/kg sur Terre, 1,6 N/kg sur la Lune.

Quiz — Les interactions

Le quiz interactif se charge dans l'application Sciences 4ème.

Chapitre 8

Conversions d'énergie

L'énergie ne se crée pas et ne disparaît pas : elle se transfère d'un système à un autre et se convertit d'une forme à une autre. Construis des chaînes énergétiques, suis l'énergie d'une balle qui rebondit et trie les sources d'énergie renouvelables !

Formes d'énergie Chaîne énergétique Convertisseur E = P × t Joule (J) et kilowatt-heure (kWh)

Construire une chaîne énergétique

À retenir

Une chaîne énergétique se lit de gauche à droite : un réservoir d’énergie (on dit aussi une source) la fournit, un convertisseur la transforme, une énergie utile en sort. La conversion n’est jamais complète : une partie est toujours dissipée, le plus souvent sous forme de chaleur.

La méthode

Identifier le réservoir de départ et la forme d’énergie qu’il fournit.
Identifier l’appareil qui transforme cette énergie.
Nommer l’énergie utile recherchée.
Ajouter la flèche de dissipation sous le convertisseur.

Attention

Une machine ne produit jamais d’énergie : elle la transfère et la transforme. Parler de « production d’électricité » est une commodité de langage — une centrale convertit une énergie qu’elle a reçue.

Définitions

Réservoir d’énergie (ou source) : système qui fournit l’énergie de départ.
Convertisseur : appareil qui transforme une forme d’énergie en une autre.
Énergie utile : forme d’énergie recherchée en sortie.
Dissipation : part de l’énergie transformée en chaleur non désirée.

La balle qui rebondit

À retenir

En montant, la balle acquiert de l’énergie de position ; en tombant, celle-ci se transforme en énergie cinétique. À chaque rebond, une partie est dissipée en chaleur : la balle remonte de moins en moins haut. L’énergie totale, elle, se conserve.

Exemple

Une balle de tennis de 58 g lâchée de 1,20 m possède au départ une énergie de position de 0,058 × 9,8 × 1,20 ≈ 0,68 J. Juste avant le choc, cette énergie est devenue entièrement cinétique. Elle ne remonte qu’à 67 cm : elle n’a gardé que 0,38 J, le reste — 0,30 J — est parti en chaleur, en son et en déformation.

Attention

La balle ne « perd » pas d’énergie : l’énergie change de forme et se disperse dans le sol, dans l’air et dans la balle elle-même, sous forme de chaleur. Elle devient inutilisable, mais elle n’a pas disparu.

Définitions

Énergie de position : énergie liée à la hauteur ; elle vaut m × g × h.
Énergie cinétique : énergie liée à la vitesse ; elle vaut ½ × m × v².
Joule (J) : unité d’énergie.
Conservation de l’énergie : l’énergie ne se crée ni ne se détruit ; elle se transforme.

Renouvelable ou non ?

À retenir

Une source est renouvelable si elle se reconstitue à l’échelle d’une vie humaine : le Soleil, le vent, l’eau, la biomasse. Elle est non renouvelable si ses réserves s’épuisent : le charbon, le pétrole et le gaz, formés en des millions d’années, et l’uranium, tiré de gisements limités.

Exemple

L’uranium ne dégage pas de dioxyde de carbone pendant son utilisation — le panache blanc des tours de refroidissement est de la vapeur d’eau —, mais il reste une source non renouvelable : les gisements sont en quantité limitée. Les deux classements — renouvelable et bas carbone — ne se recouvrent pas.

Attention

Renouvelable ne veut dire ni inépuisable, ni sans effet sur l’environnement. Le bois n’est renouvelable que si l’on replante au rythme où l’on coupe, et sa combustion rejette du dioxyde de carbone.

Définitions

Source renouvelable : source qui se reconstitue à l’échelle d’une vie humaine.
Source non renouvelable : source dont les réserves s’épuisent.
Biomasse : matière organique d’origine végétale ou animale utilisée comme combustible.
Repères de cours

L'énergie d'un système peut être transférée à un autre système et convertie d'une forme à une autre par un convertisseur. La chaîne énergétique modélise ces transferts et conversions. L'énergie E fournie par un convertisseur est proportionnelle à la durée t : E = P × t, où P est la puissance en watts.

Énergie EJoule (J)Puissance PWatt (W)E = P × tkWh

Définitions clés

L'énergie d'un système

Valeur que l'on associe à un système à partir des grandeurs qui le caractérisent. Pour qu'elle change, un transfert d'énergie doit avoir lieu : la baisse de l'énergie d'un système implique l'augmentation de celle d'un autre.

Exemple : la brûlure est un transfert thermique douloureux.
Les formes d'énergie

Énergie cinétique (mouvement), énergie de position (hauteur), énergie thermique (température), énergie chimique (piles, carburants, aliments), énergie électrique, énergie lumineuse, énergie nucléaire.

Une même énergie peut passer d'une forme à une autre.
Les transferts d'énergie

Les modes de transfert de l'énergie entre deux systèmes sont entre autres : le transfert thermique, le transfert électrique, le transfert mécanique et le transfert par rayonnement.

Exemple : le Soleil chauffe la Terre par rayonnement.
Le convertisseur

Dispositif qui convertit l'énergie d'une forme à une autre. L'alternateur convertit de l'énergie cinétique, liée au mouvement, en énergie électrique.

Lampe, moteur, alternateur, panneau solaire…
La chaîne énergétique

Modèle de l'ensemble des conversions et des transferts d'énergie d'un système à un autre : réservoir d'énergie (ou source), puis convertisseur, puis énergie utile… sans oublier les pertes.

Réservoir, convertisseur, énergie utile + pertes.
La conservation de l'énergie

L'énergie ne se crée pas et ne disparaît pas. Lors d'une conversion : énergie reçue = énergie utile + pertes. Les pertes sont le plus souvent de l'énergie thermique.

Une balle qui rebondit « perd » sa hauteur… en chauffant l'air et le sol.
La puissance P

L'énergie E fournie par un convertisseur est proportionnelle à la durée t de la conversion : E = P × t. Le coefficient P est la puissance, en watts (W). Plus un convertisseur est puissant, plus il convertit vite l'énergie.

E en joules (J), P en watts (W), t en secondes (s).
Les sources d'énergie

Une source renouvelable se reconstitue rapidement à l'échelle humaine (Soleil, vent, eau, bois). Une source non renouvelable s'épuise : les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) et l'uranium.

Énergie fossile = formée en millions d'années.

Les schémas à connaître

La chaîne énergétique d'une lampe
énergie électrique énergie lumineuse RÉSERVOIR Réseau électrique CONVERTISSEUR Lampe ÉNERGIE UTILE Éclairage PERTES énergie thermique énergie reçue = énergie utile + pertes

La lampe convertit l'énergie électrique en énergie lumineuse utile ; les pertes sont thermiques.

La chaîne d'une centrale hydraulique
énergie cinétique énergie électrique RÉSERVOIR Eau retenue en hauteur CONVERTISSEUR Turbine + alternateur ÉNERGIE UTILE Réseau électrique PERTES énergie thermique l'alternateur convertit cinétique en électrique

L'eau qui descend fait tourner la turbine : son alternateur restitue de l'énergie électrique.

La relation E = P × t et ses unités
E joules (J) = P watts (W) × t secondes (s) 1 Wh = énergie d'un appareil de 1 W pendant 1 h 1 kWh = 1000 Wh le watt-heure et le kilowatt-heure sont des unités d'énergie

L'énergie est proportionnelle à la durée : la puissance P est le coefficient de proportionnalité.

Construire une chaîne énergétique

Identifier la source d'énergie

D'où vient l'énergie ? Le vent, l'essence, l'eau en hauteur, le réseau électrique, les aliments…

Identifier le convertisseur

Quel dispositif transforme l'énergie ? La lampe, le moteur, l'alternateur, le panneau solaire…

Nommer les formes d'énergie

Quelle forme entre dans le convertisseur, quelle forme utile en sort ? On écrit les formes sur les flèches.

Ajouter les pertes

On n'oublie jamais la flèche des pertes, presque toujours de l'énergie thermique : l'énergie totale se conserve.

Le joule (J)Unité de l'énergie dans le système international.
Le watt (W)Unité de la puissance : 1 W = 1 joule converti par seconde.
Le kilowatt-heure (kWh)Unité d'énergie adaptée aux appareils électriques : 1 kW pendant 1 h.
ConservationÉnergie reçue = énergie utile + pertes : rien ne se crée, rien ne disparaît.

Quiz — Conversions d'énergie

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Chapitre 9

Tension et intensité

Deux grandeurs décrivent l'électricité d'un circuit : la tension U en volts et l'intensité I en ampères. Apprends à brancher le voltmètre en dérivation, l'ampèremètre en série, puis observe comment la tension de la pile change l'éclat d'une lampe !

Tension U en volts (V) Intensité I en ampères (A) Voltmètre en dérivation Ampèremètre en série Valeurs nominales

Où brancher les appareils ?

À retenir

L’ampèremètre se branche en série : le courant doit le traverser pour être mesuré. Le voltmètre se branche en dérivation, aux bornes du dipôle étudié : il compare deux points du circuit.

La méthode

Pour l’intensité : ouvrir le circuit et intercaler l’ampèremètre dans la boucle.
Pour la tension : laisser le circuit intact et poser le voltmètre aux bornes du dipôle.
Respecter les bornes : le courant entre par la borne rouge et sort par COM.
Fermer l’interrupteur, puis lire.

Attention

Un ampèremètre branché en dérivation aux bornes d’un générateur crée un court-circuit : son fusible fond. Retenir la règle par le geste : on coupe le fil pour l’ampèremètre, on ne coupe rien pour le voltmètre.

Définitions

Intensité I : débit du courant électrique, en ampères (A).
Tension U : différence d’état électrique entre deux points, en volts (V).
En série : monté dans la boucle, traversé par le courant.
En dérivation : monté aux bornes d’un dipôle, en parallèle avec lui.

L’éclat de la lampe dépend de la tension

À retenir

Les valeurs nominales inscrites sur une lampe indiquent ses conditions normales de fonctionnement. Sous une tension plus faible, elle brille faiblement ; sous sa tension nominale, son éclat est normal ; au-delà, le filament chauffe trop et finit par se rompre.

La méthode

Lire les valeurs nominales inscrites sur le culot : par exemple 6 V ; 0,3 A.
Brancher le voltmètre en dérivation aux bornes de la lampe.
Monter la tension progressivement.
S’arrêter à la tension nominale : l’éclat y est normal.

Exemple

Une lampe marquée 6 V ; 0,3 A fonctionne normalement sous 6 V, en étant traversée par 0,3 A. Sous 3 V elle rougeoie à peine ; sous 9 V elle éblouit quelques secondes, puis grille.

Attention

Les valeurs nominales ne sont pas des mesures : ce sont des indications du constructeur. La tension réellement appliquée, elle, se mesure au voltmètre — et c’est elle qui décide de l’éclat.

Définitions

Valeurs nominales : tension et intensité de fonctionnement normal d’un dipôle.
Surtension : tension supérieure à la valeur nominale ; elle détériore le dipôle.
Éclat : intensité lumineuse d’une lampe ; il dépend de la tension appliquée.

Régler un multimètre

À retenir

Un multimètre mesure plusieurs grandeurs. La molette choisit la grandeur, les bornes déterminent le circuit interne utilisé. Le cordon noir reste sur COM ; le rouge se place sur la borne V pour une tension, sur la borne mA pour une intensité. Le bon calibre est le plus petit de ceux qui n’affichent pas « 1 » : au-delà de sa plage, l’appareil ne montre plus qu’un chiffre à gauche de l’écran.

La méthode

Choisir la grandeur sur la molette : V⎓ pour une tension, A⎓ pour une intensité.
Brancher le cordon noir sur COM.
Brancher le cordon rouge sur la borne qui correspond à la grandeur choisie.
Brancher l’appareil dans le circuit selon la grandeur : série ou dérivation.
Commencer par le plus grand calibre, puis descendre tant que l’écran n’affiche pas « 1 » ; lire en tenant compte de l’unité affichée.

Attention

Molette et borne doivent s’accorder. La molette sur ampères et le cordon sur la borne V ne donne aucune mesure ; l’inverse — molette sur volts, cordon sur mA — met l’appareil en court-circuit et peut faire fondre son fusible.

Définitions

Multimètre : appareil de mesure réunissant voltmètre, ampèremètre et ohmmètre.
Borne COM : borne commune, où se branche toujours le cordon noir.
Calibre : plage de mesure choisie ; on prend le calibre juste au-dessus de la valeur attendue.
Repères de cours

Le transfert d'énergie électrique du générateur vers un récepteur fait intervenir deux grandeurs : la tension U, différence d'état électrique entre deux points, et l'intensité I, importance du courant en un point. On les mesure avec un voltmètre en dérivation et un ampèremètre en série.

Tension UVolt (V)Intensité IAmpère (A)Multimètre

Définitions clés

La tension U

Différence d'état électrique entre deux points d'un circuit. Elle existe « entre deux bornes », même si aucun courant ne circule.

Exemple : U = 4,5 V entre les bornes d'une pile plate.
Le volt (V)

Unité de la tension électrique. On mesure la tension avec un voltmètre.

Pile ronde : 1,5 V. Secteur : 230 V.
L'intensité I

Elle indique l'importance du courant électrique en un point du circuit. Le courant circule de la borne + vers la borne − à l'extérieur du générateur.

Exemple : I = 0,3 A dans le filament de la lampe.
L'ampère (A)

Unité de l'intensité du courant. On mesure l'intensité avec un ampèremètre. Les petites intensités s'expriment en milliampères (mA).

1 A = 1 000 mA.
Le voltmètre, en dérivation

Il se branche en dérivation (en parallèle) aux bornes du dipôle. Sur un multimètre, on utilise les bornes V et COM.

La valeur est positive si le courant entre dans le dipôle côté borne V.
L'ampèremètre, en série

Il s'insère en série dans la boucle du circuit : le courant doit le traverser. Sur un multimètre, on utilise les bornes mA (ou A) et COM.

La valeur est positive si le courant pénètre par la borne mA (ou A).
Les valeurs nominales

Tension et intensité inscrites sur un appareil, pour lesquelles son fonctionnement est normal. En dessous : sous-tension. Au-dessus : surtension, risque de griller.

Lampe « 6 V ; 0,3 A ».
Circuit ouvert, circuit fermé

Dans un circuit ouvert, il n'y a ni courant ni tension aux bornes des récepteurs. Mais il y a toujours une tension aux bornes du générateur, circuit ouvert ou fermé.

Préparation du chapitre 10 : les lois des circuits.

Les schémas à connaître

Le voltmètre se branche en dérivation
U se mesure entre les deux bornes de la lampe + − V pile lampe voltmètre

Le voltmètre mesure la tension aux bornes de la lampe : il se branche en dérivation, sans ouvrir la boucle.

L'ampèremètre se branche en série
I se mesure dans la boucle : on ouvre le circuit pour l'insérer + − A ampèremètre sens du courant lampe de + vers −

L'ampèremètre est traversé par le courant : il s'insère en série dans la boucle du circuit.

Circuit ouvert : plus de courant
interrupteur ouvert : I = 0 A partout dans la boucle + − lampe éteinte U = 0 V la pile garde U = 4,5 V récepteur hors tension

Circuit ouvert : ni intensité ni tension aux bornes de la lampe, mais il reste une tension aux bornes de la pile.

Mesurer une tension avec le multimètre

Choisir la fonction

On tourne le sélecteur sur la fonction voltmètre (V), en commençant par le plus grand calibre.

Brancher les fils

On branche les deux fils du multimètre sur les bornes V et COM.

Brancher en dérivation

On relie les fils aux deux bornes du dipôle, sans ouvrir le circuit : le voltmètre est en dérivation.

Lire la valeur

On lit la tension en volts. Elle est positive si le courant entre dans le dipôle du côté de la borne V.

Le volt (V)Unité de la tension U, mesurée avec un voltmètre branché en dérivation.
L'ampère (A)Unité de l'intensité I, mesurée avec un ampèremètre branché en série.
Valeurs nominalesTension et intensité inscrites sur l'appareil, pour un fonctionnement normal : ni sous-tension, ni surtension.
SécuritéJamais d'ampèremètre en dérivation sur un générateur (court-circuit), et jamais d'expérience sur le secteur 230 V.

Quiz — Tension et intensité

Le quiz interactif se charge dans l'application Sciences 4ème.

Chapitre 10

Lois des circuits

En série ou en dérivation, tension et intensité obéissent à quatre lois simples : l'intensité est unique dans une boucle, les tensions s'additionnent en série, les intensités s'additionnent aux nœuds et la tension est unique en dérivation. Vérifie-les en direct sur des circuits animés !

Circuit en série Circuit en dérivation Additivité des tensions Loi des nœuds Court-circuit

En série : une seule intensité

À retenir

Dans un circuit en série, l’intensité du courant est la même en tout point : il n’y a qu’un seul chemin, et rien ne se perd en route. C’est la loi d’unicité de l’intensité. Ajouter un récepteur augmente la résistance totale et diminue donc cette intensité unique, partout à la fois.

La méthode

Repérer que le circuit ne forme qu’une seule boucle.
Placer l’ampèremètre en un point, relever I.
Le déplacer en un autre point de la boucle et relever de nouveau.
Comparer : les deux valeurs sont égales.

Attention

Le courant n’est pas « consommé » par les lampes. Ce qui est consommé, c’est de l’énergie, pas du courant : l’intensité qui sort d’une lampe est exactement celle qui y entre.

Définitions

Circuit en série : tous les dipôles se suivent sur une seule boucle.
Loi d’unicité : l’intensité est la même en tout point d’un circuit série.
Résistance : opposition au passage du courant, en ohms (Ω).

En dérivation : le courant se partage

À retenir

En dérivation, l’intensité de la branche principale est égale à la somme des intensités des branches dérivées : c’est la loi des nœuds. Chaque lampe reçoit la tension entière du générateur, donc éclaire normalement, et dévisser l’une n’éteint pas l’autre.

La méthode

Repérer les nœuds : les points où le courant se sépare ou se rejoint.
Mesurer l’intensité dans la branche principale.
Mesurer ensuite dans chacune des branches dérivées.
Vérifier : I principale = I₁ + I₂.

Exemple

Deux lampes identiques 6 V ; 0,05 A en dérivation sur un générateur de 6 V : chaque branche est parcourue par 49,9 mA et la branche principale par 99,8 mA, soit 49,9 + 49,9. En dévissant une lampe, l’autre continue de briller de la même façon : sa branche n’a pas changé.

Définitions

Nœud : point du circuit où se rejoignent au moins trois fils.
Branche principale : branche qui contient le générateur.
Loi des nœuds : la somme des intensités qui entrent dans un nœud est égale à celle qui en sort.

Deux montages, deux comportements

À retenir

En série, la tension de la pile se partage entre les récepteurs : chaque lampe reçoit moins, éclaire moins, et en retirer une coupe tout le circuit. En dérivation, chaque branche reçoit la tension entière : les lampes éclairent normalement et restent indépendantes.

Exemple

Sur une pile de 4,5 V, deux lampes identiques en série reçoivent 2,24 V chacune — 2,24 + 2,24 = 4,49 V, la tension de la pile — et brillent faiblement. Les mêmes en dérivation reçoivent chacune la tension de la pile (4,28 V quand elle débite pour les deux) et brillent normalement.

Attention

C’est pour cette raison que les installations domestiques sont câblées en dérivation : chaque appareil reçoit les 230 V du secteur, et débrancher une lampe n’éteint pas la maison.

Définitions

Loi d’additivité des tensions : en série, la tension du générateur est la somme des tensions des récepteurs.
Loi d’unicité des tensions : en dérivation, les branches réunies entre deux nœuds ont la même tension.
Indépendance : en dérivation, le retrait d’un dipôle n’affecte pas les autres branches.
Repères de cours

Quatre lois décrivent la tension et l'intensité dans les circuits. En série : l'intensité est unique et les tensions s'additionnent. En dérivation : la tension est unique et les intensités s'additionnent aux nœuds. Ces lois expliquent aussi les dangers du court-circuit et des multiprises surchargées.

Ig = I1 = I2Ug = U1 + U2IG = I1 + I2Ug = U1 = U2Surintensité

Définitions clés

Le circuit en série

Les dipôles sont branchés les uns à la suite des autres et forment une seule boucle. Le même courant les traverse tous.

Exemple : pile + lampe 1 + lampe 2 dans une seule boucle.
Le circuit en dérivation

Les dipôles sont branchés sur plusieurs branches reliées par des nœuds. Chaque récepteur a sa propre branche.

Exemple : les prises d'une maison, les phares d'une voiture.
Branche principale, branches dérivées

La branche principale est celle qui contient le générateur. Les autres branches sont dites dérivées ou secondaires.

Un nœud est un point où se rejoignent au moins trois fils.
Loi d'unicité de l'intensité (série)

L'intensité du courant est la même en tout point d'un circuit de dipôles associés en série.

Ig = I1 = I2 = I3.
Loi d'additivité des tensions (série)

La tension aux bornes d'un ensemble de dipôles récepteurs en série est égale à la somme des tensions aux bornes de chacun d'eux.

Ug = U1 + U2 + U3.
Loi d'additivité des intensités (dérivation)

L'intensité dans la branche principale est égale à la somme des intensités qui circulent dans les branches dérivées. C'est la loi des nœuds.

IG = I1 + I2.
Loi d'unicité des tensions (dérivation)

La tension est la même aux bornes de dipôles branchés en dérivation les uns par rapport aux autres.

Ug = U1 = U2.
Court-circuit et surintensité

Mettre un générateur en court-circuit, ou brancher trop d'appareils puissants sur une multiprise, provoque une surintensité dangereuse qui peut causer un incendie.

Le disjoncteur protège l'installation en coupant le courant.

Les schémas à connaître

Circuit en série : les deux lois
une seule boucle : Ig = I1 = I2 et Ug = U1 + U2 + − U1 U2 I est la même partout pile (Ug) lampes en série

L'intensité ne s'use pas : elle est identique en tout point. La tension de la pile se partage entre les lampes.

Circuit en dérivation : les deux lois
IG = I1 + I2 et Ug = U1 = U2 + − nœud A nœud B IG I1 I2 pile (Ug) branches dérivées

Au nœud A, le courant se partage ; au nœud B il se reforme. Chaque branche reçoit la même tension.

Le court-circuit : danger !
un fil relie directement les deux bornes de la pile + − fil de court-circuit lampe éteinte surintensité ! échauffement, risque d'incendie pile

Le courant passe presque entièrement dans le fil : la surintensité échauffe les fils et peut provoquer un incendie.

Vérifier la loi d'additivité des tensions

Mesurer Ug

On branche un voltmètre en dérivation aux bornes du générateur et on note la tension Ug.

Mesurer U1

On mesure de la même façon la tension U1 aux bornes de la première lampe.

Mesurer U2

On mesure ensuite la tension U2 aux bornes de la seconde lampe.

Comparer

On calcule U1 + U2 et on compare à Ug : aux incertitudes de mesure près, Ug = U1 + U2.

Unicité de l'intensité (série)Ig = I1 = I2 = I3 : l'intensité est la même en tout point d'un circuit en série.
Additivité des tensions (série)Ug = U1 + U2 + U3 : la tension du générateur est la somme des tensions des récepteurs.
Additivité des intensités (dérivation)IG = I1 + I2 : l'intensité principale est la somme des intensités des branches dérivées.
Unicité des tensions (dérivation)Ug = U1 = U2 : tous les dipôles en dérivation ont la même tension à leurs bornes.

Quiz — Lois des circuits

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Chapitre 11

Signaux et vitesses

Le son et la lumière sont des signaux qui transportent des informations à des vitesses très différentes : 340 m/s pour le son dans l'air, 300 000 km/s pour la lumière. On mesure la distance d'un orage à partir du décalage entre l'éclair et le tonnerre, on compare les milieux de propagation, puis on sonde le fond d'une cuve comme un sonar sonde l'océan.

Vitesse du son : 340 m/s Vitesse de la lumière : 300 000 km/s d = v × t Année-lumière Détection par réflexion

À quelle distance est l’orage ?

À retenir

La lumière traverse quelques kilomètres en un temps négligeable : on voit l’éclair au moment où il se produit. Le son, lui, parcourt environ 340 mètres par seconde. Le décalage entre l’éclair et le tonnerre donne donc la distance de l’orage.

La méthode

Enregistrer ensemble la lumière et le son de l’orage.
Relever l’instant de l’éclair et le début du tonnerre : leur écart est Δt.
Calculer d = 340 × Δt, en mètres.
En pratique, diviser le nombre de secondes par 3 donne la distance en kilomètres.

Exemple

Le tonnerre arrive 6 secondes après l’éclair : d = 340 × 6 = 2040 m, soit environ 2 km. Un décalage qui se raccourcit d’un orage à l’autre signale qu’il se rapproche.

Définitions

Signal sonore : perturbation qui se propage de proche en proche dans la matière.
Signal lumineux : lumière ; elle se propage à 300 000 km/s, y compris dans le vide.
Retard : durée qui sépare la réception de deux signaux partis en même temps.

À quelle vitesse va le signal ?

À retenir

Un signal sonore se propage grâce à la matière, de proche en proche : sa vitesse dépend du milieu traversé — environ 340 m/s dans l’air, 1500 m/s dans l’eau, 5000 m/s dans l’acier. Dans le vide, il n’y a pas de matière à mettre en mouvement : le son ne s’y propage pas.

La méthode

Relever la distance d entre l’émetteur et le récepteur.
Lire la durée t sur le chronomètre électronique : le premier capteur le déclenche, le second l’arrête.
Calculer v = d ÷ t.
Recommencer dans un autre milieu et comparer.

Attention

Le son se propage plus vite dans les solides et les liquides que dans l’air, contrairement à ce que l’intuition suggère. Ce n’est pas le déplacement de la matière qui voyage, mais la perturbation, transmise d’un point au suivant.

Définitions

Milieu de propagation : matière que le signal traverse.
Vitesse de propagation : quotient de la distance parcourue par la durée du parcours.
Vide : espace sans matière ; le son ne s’y propage pas, la lumière si.

Mesurer la profondeur au sonar

À retenir

Le sonar mesure une profondeur sans descendre : le bateau émet une salve sonore, elle se réfléchit sur le fond et revient. Entre l’émission et la réception, le son parcourt deux fois la profondeur. On écrit donc p = v × t ÷ 2, avec v ≈ 1500 m/s dans l’eau de mer. Par gros temps, la coque monte et descend avec la houle : la profondeur lue change d’une salve à l’autre.

La méthode

Émettre une salve d’ultrasons vers le fond.
Lire t : le sondeur mesure seul la durée de l’aller-retour, de l’émission au retour de l’écho.
Multiplier par la vitesse du son dans l’eau : v × t.
Diviser par 2, puisque le trajet a été parcouru deux fois.

Exemple

L’écho revient au bout de 1,2 s : p = 1500 × 1,2 ÷ 2 = 900 m. Oublier la division par deux donnerait 1800 m, soit le double de la profondeur réelle.

Définitions

Écho : signal sonore renvoyé par un obstacle.
Sonar : appareil qui localise un obstacle par l’écho d’un signal sonore.
Aller-retour : trajet parcouru deux fois ; la durée mesurée vaut le double du trajet simple.
Repères de cours

Le son et la lumière sont des signaux qui transportent des informations. La lumière se propage à environ 300 000 km/s dans le vide et dans l'air ; le son se propage à 340 m/s dans l'air et a besoin d'un milieu matériel. La relation d = v × t permet de calculer des distances, et même de sonder l'océan ou l'espace.

340 m/s300 000 km/sd = v × tAnnée-lumièreSonar

Définitions clés

Un signal

Il transporte une information d'un émetteur vers un récepteur : sirène, phare, télécommande, fibre optique…

Signal sonore ou signal lumineux.
La vitesse de la lumière

La lumière ne se propage pas instantanément : sa vitesse est finie. Dans le vide et dans l'air, elle vaut environ 300 000 km/s.

Valeur précise : 299 792 458 m/s.
La lumière selon le milieu

La vitesse de la lumière n'est pas la même dans tous les milieux : elle diminue dans la matière transparente.

Eau : 225 000 km/s. Diamant : 124 000 km/s.
La vitesse du son

Dans l'air à 15 °C, le son se propage à 340 m/s, soit environ 1/3 de kilomètre par seconde.

Dans l'eau, il va plus vite : environ 1 500 m/s.
Le son a besoin de matière

Le son ne peut pas se propager dans le vide : il lui faut un milieu matériel (air, eau, solide). La lumière, elle, traverse le vide.

Expérience de la cloche à vide : le réveil devient muet.
La règle du tiers

Pendant un orage, on compte les secondes entre l'éclair et le tonnerre, puis on divise par 3 : on obtient la distance de l'orage en kilomètres.

6 s entre éclair et tonnerre : orage à environ 2 km.
L'année-lumière (a.l.)

Unité de distance : c'est la distance parcourue par la lumière en une année. Elle rend les distances de l'Univers faciles à manipuler.

1 a.l. ≈ 10 000 000 000 000 000 m = 1016 m.
La détection par réflexion

Sonar, radar, lidar : le signal se réfléchit sur l'obstacle et fait un aller-retour. Il parcourt deux fois la distance : 2d = v × t.

Profondeur : d = (v × t) ÷ 2.

Les schémas à connaître

L'éclair, puis le tonnerre
produits au même instant, reçus à des moments différents lumière : quasi instantanée son : 340 m/s, il arrive après orage observateur

On compte les secondes entre l'éclair et le tonnerre, puis on divise par 3 : distance de l'orage en km.

Émetteur, signal, récepteur
le signal transporte une information dans un milieu émetteur signal sonore (340 m/s) récepteur dans le vide, ce signal ne se propage pas

L'émetteur produit le signal, le récepteur le reçoit. Le son exige un milieu matériel ; la lumière traverse même le vide.

Le sonar : un aller-retour
le signal parcourt 2 × d, donc d = (v × t) ÷ 2 aller retour d dans l'eau, le son va à 1 500 m/s

Détection par réflexion : le signal fait un aller-retour, il parcourt deux fois la distance émetteur-obstacle.

Calculer une distance avec d = v × t

Repérer la vitesse

Son dans l'air : 340 m/s. Son dans l'eau : 1 500 m/s. Lumière : 300 000 km/s. On convertit si besoin pour avoir des m/s.

Mesurer la durée

On mesure la durée t du trajet du signal, en secondes.

Appliquer la relation

d = v × t : la distance en mètres est le produit de la vitesse (m/s) par la durée (s).

Aller-retour ? On divise par 2

Pour un sonar ou un radar, le signal parcourt 2d : la distance cherchée est d = (v × t) ÷ 2.

340 m/sVitesse du son dans l'air à 15 °C : environ 1/3 de km par seconde.
300 000 km/sVitesse de la lumière dans le vide et dans l'air : précisément 299 792 458 m/s.
1 a.l. ≈ 1016 mL'année-lumière, unité de distance adaptée à l'Univers.
d = v × tLa relation entre distance, vitesse et durée ; divisée par 2 pour un aller-retour.

Quiz — Signaux et vitesses

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