Chapitre 1

L'eau

Mène l’enquête sur l’eau : la détecter, repérer ce qu’elle contient et comprendre pourquoi toutes les eaux ne se ressemblent pas.

Sulfate de cuivre Marais salant CO₂ dissous pH

Détecter la présence d’eau

À retenir

Le sulfate de cuivre anhydre est une poudre blanche. Au contact de l’eau, il devient bleu : c’est le test de l’eau. On le fait d’abord sur de l’eau du robinet, le témoin, pour voir la couleur que donne l’eau.

Beaucoup d’aliments contiennent de l’eau, même quand on ne la voit pas : la pomme, le jus de raisin. Le sucre et l’huile n’en contiennent pas. Un liquide n’est pas forcément de l’eau : l’huile est un liquide, mais elle ne fait pas bleuir la poudre.

En chauffant, l’eau s’évapore et le sulfate redevient blanc : le test est réversible.

Définitions

Anhydre : qui ne contient pas d’eau. Le sulfate de cuivre anhydre est blanc.
Hydraté : qui a fixé de l’eau. Le sulfate de cuivre hydraté est bleu.
Test caractéristique : expérience dont le résultat identifie une espèce chimique à coup sûr.
Témoin : l’essai fait sur ce qu’on connaît déjà (ici l’eau du robinet), qui sert de référence pour comparer.

Mesurer le pH d’un liquide

À retenir

Le pH indique si un liquide est acide, neutre ou basique, sur une échelle de 0 à 14. En dessous de 7, il est acide ; à 7, il est neutre ; au-dessus de 7, il est basique.

Le papier pH prend une couleur qui dépend du liquide : on lit la valeur en comparant cette couleur à l’échelle de teintes. La mesure est approchée, à une unité près.

Définitions

pH < 7 : acide (vinaigre, café, citron, soda)
pH = 7 : neutre (eau du robinet)
pH > 7 : basique (eau savonneuse, eau de chaux, eau de Javel)
le papier pH se lit sur l’échelle de teintes : c’est la teinte qui donne la valeur
Repères de cours

L'eau peut être détectée, contenir des substances dissoutes et présenter un pH différent selon son origine.

DétectionSolutionpHPotabilité

Définitions clés

Eau pure

Eau qui ne contient que des molécules d'eau.

Ex : eau distillée.
Solution

Mélange liquide homogène obtenu lorsqu'une substance est dissoute.

Ex : eau salée.
Soluté

Substance dissoute dans un liquide.

Ex : le sel dans l'eau de mer.
Solvant

Liquide qui dissout le soluté.

Dans ce chapitre, c'est souvent l'eau.
pH

Nombre qui indique si une solution est acide, neutre ou basique.

pH 7 : neutre.
Eau de chaux

Liquide qui se trouble en présence de dioxyde de carbone.

Test du CO₂ dissous.

Les schémas à connaître

Test de l'eau : sulfate de cuivre
poudre blanche anhydre goutte d'eau devient bleu hydraté

Le blanc qui bleuit = preuve de la présence d'eau.

Dissolution : une solution homogène
soluté (sel) solvant (eau) on agite solution homogène

Soluté + solvant = solution. Le sel a disparu mais il est toujours là.

Test du CO₂ : eau de chaux
limpide CO₂ se trouble

L'eau de chaux qui se trouble = preuve de dioxyde de carbone.

L'échelle de pH
0714 ACIDE NEUTRE BASIQUE citron, vinaigre eau pure savon, soude

pH < 7 acide · pH = 7 neutre · pH > 7 basique.

À retenir

Le sulfate de cuivre anhydre est blanc et devient bleu au contact de l’eau. Il permet de détecter l’eau dans un aliment.

Vocabulaire

  • Sulfate de cuivre anhydre : poudre blanche réactive.
  • Solution aqueuse : mélange homogène où l’eau est le solvant.

L’eau s’en va, les sels restent

À retenir

Une eau limpide n’est pas forcément pure : l’eau de mer et l’eau du robinet contiennent des substances dissoutes, invisibles à l’œil. Quand l’eau s’évapore, elle part seule : ce qui était dissous reste au fond. L’eau de mer laisse une croûte de sel (environ 35 g par litre), l’eau du robinet une fine trace blanche de sels minéraux. L’eau distillée, pure, ne laisse rien.

Dans les marais salants, le soleil et le vent évaporent l’eau de mer dans de grands bassins : le sel reste, et on le récolte.

Définitions

l’eau s’évapore et quitte la soucoupe
les substances dissoutes restent au fond
une eau pure, comme l’eau distillée, ne laisse aucun dépôt

Identifier le dioxyde de carbone

À retenir

Une eau gazeuse contient un gaz dissous : le dioxyde de carbone. Quand on agite l’eau gazeuse, ce gaz s’échappe en bulles.

Conduit dans l’eau de chaux, il la rend trouble, blanche : c’est le test du dioxyde de carbone. Le tube témoin le prouve : de l’air ordinaire, poussé par une poire, traverse la même eau de chaux sans la troubler. Ce ne sont donc pas les bulles qui troublent, mais bien le gaz.

On regarde les tubes devant un fond noir : le trouble blanc s’y voit mieux.

Définitions

Gaz dissous : gaz mélangé à un liquide, invisible tant qu’il y reste.
Eau de chaux : solution limpide qui se trouble en présence de dioxyde de carbone.
Test caractéristique : expérience dont le résultat identifie un gaz à coup sûr.
Chapitre 2

Masse et volume

Mesure comme au laboratoire : comparer des volumes, utiliser une balance et découvrir ce que raconte la masse volumique.

Volume Balance Tare Masse volumique

À volume égal, des masses différentes

À retenir

À volume égal, chaque matière a sa propre masse : c’est la masse volumique, quotient de la masse par le volume — ρ = m ÷ V, en g/cm³. Un corps flotte quand sa masse volumique est plus faible que celle du liquide.

Exemple

Un cube de bois de 100 cm³ pèse 65 g ; le même cube en laiton en pèse 850. Le bois surnage, le laiton coule — et pourtant les deux occupent exactement la même place. Leurs masses volumiques valent 0,65 g/cm³ et 8,5 g/cm³.

Attention

Ce n’est pas la masse seule qui décide de la flottaison : un paquebot d’acier flotte, un clou du même acier coule. Il faut comparer la masse volumique du corps à celle du liquide. Le cube de plastique le montre : il coule dans l’eau pure et flotte dans l’eau salée, sans avoir changé.

Définitions

Masse volumique (g/cm³) : ce que pèse un centimètre cube de matière.
Volume égal : la condition pour comparer deux matières à la balance.
Eau salée : plus dense que l’eau pure : jusqu’à environ 1,2 g/cm³ à saturation.
Repères de cours

Mesurer une masse et un volume permet de comparer des objets, même lorsqu'ils n'ont pas la même matière.

MasseVolumeTareMasse volumique

Définitions clés

Masse

Quantité de matière d'un objet, mesurée avec une balance.

Unité courante : gramme ou kilogramme.
Volume

Espace occupé par un objet ou un liquide.

Unité courante : mL, L ou cm³.
Tare

Remise à zéro de la balance avec le récipient déjà posé dessus.

On mesure seulement le contenu.
Masse volumique

Masse d'un objet pour un volume donné.

Elle aide à identifier une matière.
Déplacement d'eau

Méthode pour mesurer le volume d'un objet immergé.

Le niveau d'eau monte.
Proportionnalité

Pour une même matière, si le volume double, la masse double aussi.

La droite passe par l'origine.

Les schémas à connaître

Volume d'un solide par déplacement d'eau
Vi = 50 mL avant on plonge l'objet Vf = 70 mL après

Volume de l'objet = Vf − Vi = 70 − 50 = 20 mL.

Lire au niveau du ménisque
à hauteur du bas du ménisque

On lit le volume au bas du ménisque, l'œil bien en face.

Masse proportionnelle au volume
m V droite par l'origine

Même matière : volume ×2 → masse ×2. La droite passe par l'origine.

Même volume, masses différentes
Bois léger ρ petite même volume Plomb lourd ρ grande

À volume égal, le plus lourd a la plus grande masse volumique ρ = m/V.

Mesurer sans se tromper

Masse

Je pose le récipient, je fais la tare, puis j'ajoute seulement ce que je veux mesurer.

Volume d'un liquide

Je lis le niveau dans l'éprouvette en regardant à hauteur du ménisque.

Volume d'un solide

Je mesure la montée d'eau : volume de l'objet = volume final − volume initial.

Masse volumique

Je compare deux objets de même volume : celui qui est plus lourd a une masse volumique plus grande.

ρ = m / V Volume déplacé = Vf − Vi

Mesurer un volume par déplacement

À retenir

Le volume d’un solide se mesure par déplacement d’eau : on relève le volume V₁ avant de l’immerger, V₂ après, et le volume du solide est la différence V = V₂ − V₁. La méthode vaut pour n’importe quelle forme, même la plus irrégulière.

Méthode

1. Verser de l’eau dans l’éprouvette et relever V₁, l’œil à la hauteur du bas du ménisque.
2. Immerger complètement le solide, en le laissant glisser le long de la paroi.
3. Relever V₂ de la même façon.
4. Calculer V = V₂ − V₁. Le résultat s’écrit en mL, ou en cm³ : c’est la même chose.

Attention

La méthode suppose un solide qui ne se dissout pas et qui reste entièrement immergé. Un morceau de sucre disparaît dans l’eau : son volume ne se mesure plus ainsi. Un corps qui flotte doit être maintenu sous la surface, par exemple avec une pointe fine.

Définitions

Éprouvette graduée : la verrerie destinée à mesurer un volume ; elle est étroite, donc précise.
Ménisque : la surface incurvée du liquide ; la lecture se fait à son point le plus bas.
Millilitre (mL) : 1 mL vaut exactement 1 cm³.

Congeler de l’eau : la masse et le volume

À retenir

Lors d’un changement d’état, la masse se conserve : ce sont les mêmes particules, seulement rangées autrement, et la balance affiche la même valeur. Le volume, lui, change : en gelant, l’eau occupe environ 9 % de place en plus.

Exemple

Une bouteille d’eau pleine et bien fermée, oubliée au congélateur, se déforme ou se fend : la glace réclame plus de place que l’eau liquide. La bouteille pèse pourtant toujours la même chose avant et après.

Attention

La masse ne se conserve que si rien n’entre et rien ne sort. Une casserole laissée à bouillir devient plus légère : la vapeur d’eau part dans la pièce. C’est pour cette raison que l’expérience se fait avec un récipient fermé.

Définitions

Masse : la quantité de matière, mesurée à la balance, en grammes ou en kilogrammes.
Volume : la place occupée, en mL, en L ou en cm³.
Changement d’état : le passage solide ↔ liquide ↔ gaz ; la matière reste la même.

Faire la tare

À retenir

Faire la tare, c’est remettre l’affichage à zéro alors que le récipient est déjà posé sur le plateau : la balance ne compte plus que ce qu’on ajoute ensuite. Pour l’eau, on retient que 1 mL pèse 1 g.

Méthode

1. Poser le récipient vide sur le plateau.
2. Appuyer sur TARE : l’affichage revient à 0 et le témoin NET s’allume.
3. Verser le liquide à mesurer.
4. Lire directement la masse du liquide seul.

Attention

Retirer le récipient annule la tare : l’affichage devient négatif et tout est à recommencer. Et une balance ne donne jamais un volume : le volume se lit sur la burette ou sur l’éprouvette, la masse se lit sur la balance.

Définitions

Tare : la mise à zéro de la balance, le récipient étant déjà posé.
Burette graduée : la verrerie à robinet qui délivre un volume réglable, goutte à goutte si besoin.
1 mL d’eau pèse 1 g : un repère commode, valable pour l’eau et pour elle seule.
Chapitre 3

Changements d'état

Observe la matière changer d’état, suis la température et comprends pourquoi un palier peut apparaître pendant une transformation.

Ébullition Solidification Palier Pression
Repères de cours

Un changement d'état transforme la matière sans changer sa nature : l'eau reste de l'eau.

FusionSolidificationÉbullitionPalier

Définitions clés

Fusion : passage de l'état solide à l'état liquide. Ex : un glaçon qui fond.
Solidification : passage de l'état liquide à l'état solide. Ex : de l'eau qui gèle.
Vaporisation : passage de l'état liquide à l'état gazeux. Par évaporation ou ébullition.
Ébullition : vaporisation dans tout le liquide avec formation de bulles. Eau pure : ≈ 100 °C à pression normale.
Palier : moment où la température reste stable pendant un changement d'état. L'énergie sert à changer d'état.
Température : grandeur qui indique si un corps est plus ou moins chaud. Unité : degré Celsius (°C).

Les schémas à connaître

Les 6 changements d'état
sublimation condensation SOLIDE LIQUIDE GAZ fusion solidification vaporisation liquéfaction on chauffe on refroidit
Le modèle particulaire
Solide rangées, serrées Liquide désordonnées, au contact Gaz dispersées, agitées Les particules sont les mêmes : seul leur arrangement change.

Lire une courbe de chauffage

Avant le palier

La température augmente : l'eau liquide chauffe, les particules s'agitent davantage.

Pendant le palier

La température reste constante : l'énergie sert à changer d'état, pas à chauffer plus.

Après le palier

La vapeur produite peut à nouveau se réchauffer si on continue d'apporter de l'énergie.

100 °C palier : la température reste stable liquide qui chauffe ébullition vapeur qui chauffe T temps

Lecture importante : une portion horizontale signifie que l'énergie reçue sert au changement d'état. Pour l'eau pure, ce palier d'ébullition est proche de 100 °C à pression normale.

À retenir : pour un corps pur, un palier horizontal sur la courbe est une preuve de changement d'état.

Comment évolue la température pendant l’ébullition ?

À retenir

À pression fixée, tant que l’eau pure liquide et sa vapeur coexistent, sa température d’ébullition reste constante : environ 100 °C sous 1 013 hPa. L’énergie apportée permet alors la vaporisation. Dans l’eau salée, l’eau s’évapore mais le sel reste : la solution se concentre et sa température d’ébullition augmente.

Définitions

Ébullition : le passage de l’état liquide à l’état gazeux dans toute la masse.
Palier de changement d’état : portion de courbe où la température d’un corps pur reste constante, à pression fixée.
Corps pur : matière constituée d’une seule espèce chimique ; sa température de changement d’état est fixe à une pression donnée.

Comment évolue la température pendant la solidification ?

À retenir

À pression fixée, tant que l’eau pure liquide et la glace coexistent, la température de solidification reste proche de 0 °C. L’énergie cédée permet la formation de glace. Dans l’eau salée, la glace formée contient surtout de l’eau : le liquide restant se concentre et sa température de solidification diminue.

Définitions

Solidification : le passage de l’état liquide à l’état solide.
Fusion : le passage inverse, du solide au liquide ; pour un corps pur, elle se produit à la même température que la solidification, à pression fixée.
Température de changement d’état : elle dépend de l’espèce chimique et de la pression.

Corps pur ou mélange ?

À retenir

Un corps pur change d’état à température constante : la courbe de refroidissement de l’acide stéarique présente un palier à 69 °C pendant qu’il se solidifie. La paraffine est un mélange : elle se solidifie peu à peu, entre 58 et 48 °C environ, et sa température baisse sans palier. Le palier est donc la signature d’un corps pur.

Définitions

Corps pur : une seule espèce chimique ; il change d’état à température fixe, sa courbe présente un palier.
Mélange : plusieurs espèces chimiques ; pas de palier, la température varie pendant le changement d’état.
Courbe de refroidissement : la température relevée au cours du temps pendant qu’un liquide refroidit et se solidifie.

À quelle température l’eau bout-elle ?

À retenir

La température d’ébullition de l’eau dépend de la pression de l’air. Au bord de la mer, sous environ 1 013 hPa, l’eau bout à 100 °C. En montagne, la pression est plus faible et l’eau bout plus tôt : vers 88 °C à 3 600 m, 84 °C à 4 800 m. Les aliments y cuisent plus lentement dans l’eau.

Définitions

Pression atmosphérique : la force exercée par l’air par unité de surface, mesurée en hectopascals.
Température d’ébullition : la température à laquelle l’eau bout ; elle baisse quand la pression de l’air baisse.
Altitude : plus on monte, moins il y a d’air au-dessus de soi.

Quiz — Changements d'état

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Chapitre 4

Les mélanges

Teste ce qui se mélange, ce qui se sépare et comment une solution peut finir par devenir saturée.

Dissolution Solubilité Saturation Miscibilité
Repères de cours

Un mélange peut être homogène ou hétérogène : tout dépend de ce que l'on observe et de ce qui se dissout.

SolutionSolubilitéSaturationMiscibilité

Définitions clés

Mélange homogène

Mélange dans lequel on ne distingue pas les constituants à l'œil nu.

Ex : eau salée.
Mélange hétérogène

Mélange dans lequel on distingue plusieurs constituants.

Ex : eau et huile.
Dissolution

Disparition apparente d'un solide dans un liquide.

Le solide est réparti dans le liquide.
Solubilité

Quantité maximale de soluté que l'on peut dissoudre.

Elle dépend du soluté, du solvant et de la température.
Saturation

État d'une solution qui ne peut plus dissoudre davantage de soluté.

Le surplus reste visible.
Miscibilité

Capacité de deux liquides à se mélanger complètement.

Eau et alcool : miscibles.

Les schémas à connaître

Homogène ou hétérogène ?
une seule phase HOMOGÈNE deux phases HÉTÉROGÈNE

Une phase = homogène. Des couches ou un dépôt = hétérogène.

Dissolution et saturation
tout dissous non saturée + encore de sel dépôt au fond saturée

Quand le sel ne disparaît plus et reste au fond : la solution est saturée.

Liquides miscibles ou non
eau + alcool MISCIBLES (1 phase) eau + huile NON MISCIBLES (2 couches)

Miscibles = une seule phase. Non miscibles = deux couches séparées.

Diagnostiquer un mélange

Aspect visible

Si on distingue plusieurs parties, le mélange est hétérogène.

Dissolution

Si le solide disparaît et se répartit partout, il est soluble dans ce solvant.

Saturation

Si du solide reste au fond malgré l'agitation, la solution est saturée.

Miscibilité

Deux liquides miscibles font une seule phase ; sinon, ils reforment deux couches.

Soluté + solvantLe vocabulaire dépend du rôle : ce qui se dissout / ce qui dissout.
HomogèneOn ne voit qu'une seule phase à l'oeil nu.
HétérogèneOn distingue au moins deux phases ou un dépôt.

Dissoudre, est-ce faire disparaître ?

À retenir

Dissoudre, ce n’est pas faire disparaître. Le soluté se disperse dans le solvant en morceaux trop petits pour être vus : le mélange devient homogène. La balance le montre — elle affiche le même nombre avant et après. C’est la conservation de la masse : masse de la solution = masse du solvant + masse du soluté. Dans l’huile, le sel ne se dissout pas : les grains restent au fond, le mélange est hétérogène.

Définitions

soluble : mélange homogène, le soluté ne se voit plus
insoluble : mélange hétérogène, les cristaux restent
conservation : la balance affiche la même masse
solvant : le liquide qui dissout · soluté : ce qui est dissous

Jusqu’où peut-on dissoudre ?

À retenir

Un solvant ne peut dissoudre qu’une masse limitée de soluté. Au-delà, la solution est saturée : l’excès se dépose au fond et n’en repart plus, même si on remue. Cette masse maximale, rapportée au volume de solvant, s’appelle la solubilité. Elle change avec le soluté, avec le solvant, et avec la température : la même eau, chauffée, dissout davantage de sucre — le dépôt disparaît alors sans qu’on ait rien ajouté.

Définitions

dissous : le soluté a disparu à l’œil
déposé : la solution est saturée
solubilité : la masse maximale dissoute dans un volume donné
chauffer déplace la limite : l’eau chaude en dissout plus

Deux liquides se mélangent-ils ?

À retenir

Deux liquides sont miscibles s’ils forment, après agitation, un mélange homogène : une seule couche. Ils sont non miscibles s’ils se séparent en deux couches, le moins dense au-dessus. Ce n’est pas l’huile qui refuse tout : l’eau, le vinaigre, le sirop et l’alcool se mélangent entre eux, et les deux huiles se mélangent entre elles. Le sirop est de l’eau sucrée : comme l’eau, il ne se mélange pas à l’huile.

Définitions

miscibles : une seule couche, mélange homogène
non miscibles : deux couches, mélange hétérogène
le liquide le moins dense se place au-dessus
émulsion : le trouble qui suit l’agitation ; il disparaît au repos

Quelle est la concentration ?

À retenir

La concentration en masse est le quotient de la masse de soluté par le volume de solution : c = m ÷ V, en grammes par litre. Doubler le volume sans changer la masse divise la concentration par deux : la solution est plus diluée.

Définitions

Soluté : l’espèce dissoute, ici le sel.
Solvant : le liquide qui dissout, ici l’eau.
Dilution : ajouter du solvant sans ajouter de soluté.

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Chapitre 5

La matière à l'échelle microscopique

Passe derrière le décor : observe les particules invisibles qui expliquent les états, les mélanges et les mouvements de la matière.

Particules Mouvement brownien États Compressibilité
Repères de cours

À l'échelle microscopique, la matière est faite de particules invisibles qui bougent plus ou moins selon l'état.

ParticulesMoléculesÉtatsCompressibilité

Définitions clés

Molécule

Très petite particule constituant la matière.

Ex : molécule d'eau.
Particule

Petit élément utilisé pour représenter la matière à l'échelle microscopique.

On ne la voit pas à l'œil nu.
Mouvement brownien

Mouvement désordonné d'un grain visible causé par les chocs des particules invisibles.

Ex : pollen dans l'eau.
Solide

Particules proches et rangées qui vibrent sur place.

Forme propre.
Liquide

Particules proches mais désordonnées qui glissent les unes sur les autres.

Prend la forme du récipient.
Gaz

Particules très espacées et rapides.

Occupe tout l'espace disponible.

Relier ce qu'on voit au modèle particulaire

Pollen qui bouge

Le grain visible est secoué par les chocs de particules d'eau invisibles.

Rayon lumineux

Des poussières deviennent visibles seulement quand elles diffusent la lumière.

États de la matière

On compare l'écartement et l'organisation des particules, pas la couleur du dessin.

Seringue

Un gaz se comprime car il y a beaucoup d'espace entre ses particules.

SOLIDE LIQUIDE GAZ serrées et rangées · vibrent sur place serrées en désordre · glissent très espacées · rapides

Le point clé : ce sont les mêmes particules dans les trois cas. Seuls leur espacement, leur rangement et leur vitesse changent. C'est l'espace entre les particules du gaz qui explique pourquoi il est le seul à se comprimer.

SolideParticules proches, ordonnées, qui vibrent autour d'une position.
LiquideParticules proches, désordonnées, capables de glisser.
GazParticules très espacées, rapides, occupant tout le volume disponible.

Pourquoi le pollen tressaille

À retenir

Les grains de pollen sont bousculés sans arrêt par les molécules d’eau, bien trop petites pour être vues. Ce mouvement désordonné s’appelle le mouvement brownien. Plus la température est élevée, plus les molécules vont vite, et plus les grains s’agitent.

Définitions

Mouvement brownien : l’agitation désordonnée d’un grain dans un liquide.
Molécule : la plus petite partie d’un corps pur, invisible au microscope.
Agitation thermique : elle augmente avec la température.

Ce que révèle un rai de lumière

À retenir

Les poussières remplissent toute la pièce, mais on ne les distingue que dans le faisceau, car elles y renvoient la lumière vers nos yeux. Leur danse montre que l’air lui-même est en mouvement permanent.

Définitions

Diffusion de la lumière : une particule éclairée renvoie la lumière.
Agitation de l’air : ses molécules bousculent les poussières.
Invisible ≠ inexistant : ne pas voir n’est pas une preuve d’absence.

Les trois états, à l’échelle des particules

À retenir

Un solide a une forme propre : ses particules sont rangées et liées. Un liquide prend la forme du récipient mais garde son volume. Un gaz occupe tout le volume offert. Chauffer augmente toujours leur agitation.

Définitions

État solide : particules rangées, serrées, qui vibrent sur place.
État liquide : particules au contact, mais qui glissent.
État gazeux : particules éloignées, très agitées.

L’air se comprime, l’eau non

À retenir

Un gaz est compressible : ses particules sont très éloignées, on peut les rapprocher. Un liquide ne l’est pas : les siennes se touchent déjà. Quand on relâche le piston, le gaz reprend son volume — il est aussi expansible.

Définitions

Compressible : dont on peut réduire le volume.
Expansible : qui reprend tout le volume offert.
Incompressible : le cas des liquides et des solides.

Homogène ou hétérogène ?

À retenir

Un mélange est homogène quand on n’y distingue qu’une seule phase, même à la loupe. Il est hétérogène quand on en distingue plusieurs. Agiter un mélange hétérogène le trouble un moment, mais les phases finissent toujours par se séparer.

Définitions

Mélange homogène : une seule phase visible, comme l’eau salée.
Mélange hétérogène : plusieurs phases, comme l’eau et l’huile.
Phase : une région de composition et d’aspect uniformes.

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Chapitre 6

Vitesse et mouvement

Décris un mouvement comme un scientifique : trajectoire, vitesse, chronophotographie et changements de direction.

Trajectoire Vitesse Chronophotographie Vecteur
Repères de cours

Décrire un mouvement, c'est préciser la trajectoire, l'évolution de la vitesse et le référentiel choisi.

TrajectoireVitesseRéférentielChronophoto

Définitions clés

Trajectoire

Ensemble des positions occupées par un objet au cours du temps.

Rectiligne, circulaire ou quelconque.
Mouvement

Un objet est en mouvement si sa position change au cours du temps.

On précise toujours par rapport à quoi.
Référentiel

Objet ou lieu choisi pour décrire un mouvement.

Ex : la route, le train, la Terre.
Vitesse moyenne

Distance parcourue divisée par la durée du trajet.

Elle décrit l'ensemble du trajet.
Vitesse instantanée

Vitesse à un instant précis.

Ex : affichage du compteur.
Chronophotographie

Suite de positions prises à intervalles de temps réguliers.

Plus les points sont espacés, plus l'objet va vite.

Lire une chronophotographie

Choisir le référentiel

On précise par rapport à quoi on décrit le mouvement : sol, route, train, Terre...

Décrire la trajectoire

On relie les positions : droite, cercle, ou trajectoire quelconque.

Comparer les écarts

À intervalles de temps égaux, des points plus espacés signifient une vitesse plus grande.

Calculer

On utilise la distance parcourue et la durée, avec des unités cohérentes.

d v t
v = d ÷ t d = v × t t = d ÷ v

On cache la grandeur cherchée dans le triangle : ce qui reste donne la formule. d est en haut, v et t en bas.

Trajectoire rectiligne

Les positions restent alignées : voiture sur une ligne droite, ascenseur, train sur rail droit.

Trajectoire circulaire

Les positions dessinent un cercle ou un arc : roue, manège, planète autour du Soleil.

Trajectoire curviligne

La trajectoire change de direction : ballon, skieur, oiseau, objet lancé.

À temps égaux entre deux photos, l'écart entre les positions révèle le type de mouvement :

Mouvement uniforme écarts égaux

La vitesse reste constante. Ex : voiture sur autoroute à allure stable.

Mouvement accéléré écarts qui grandissent

La vitesse augmente. Ex : voiture qui démarre, objet en chute.

Mouvement ralenti écarts qui diminuent

La vitesse diminue. Ex : voiture qui freine, objet lancé vers le haut.

La forme de la trajectoire

À retenir

La trajectoire d’un objet est l’ensemble des positions qu’il occupe au cours de son mouvement. Elle est rectiligne quand ces positions sont alignées, circulaire quand elles décrivent un cercle, et quelconque dans tous les autres cas. Elle dépend de ce qui guide l’objet : un rail, une ficelle, ou rien du tout.

Définitions

rectiligne : guidée par un rail
circulaire : retenue par une ficelle
quelconque : libre de tout guide

La chronophotographie

À retenir

Une chronophotographie est une suite de photographies prises à intervalles de temps égaux. Comme la durée entre deux images ne change jamais, l’écart entre deux positions successives indique la vitesse : écarts égaux → mouvement uniforme ; écarts qui augmentent → mouvement accéléré ; écarts qui diminuent → mouvement ralenti.

Définitions

uniforme : écarts égaux
accéléré : écarts qui augmentent
ralenti : écarts qui diminuent

Mesurer une vitesse : v = d ÷ t

À retenir

La vitesse d’un objet est le quotient de la distance parcourue par la durée du parcours : v = d ÷ t. Elle s’exprime en mètres par seconde (m/s) ; on obtient des kilomètres par heure en multipliant par 3,6. Pour un mobile qui garde la même allure, changer la distance change la durée, mais pas le quotient.

Définitions

d : la distance parcourue, en mètres
t : la durée du parcours, en secondes
v = d ÷ t : la vitesse, en m/s

Le virage : changer de direction

À retenir

Décrire un mouvement demande deux renseignements : la valeur de la vitesse, et la direction suivie. Sur une ligne droite, la direction ne change pas. Dans un virage, elle change à chaque instant — c’est même la définition de tourner. Mais la route ne peut faire tourner un véhicule que jusqu’à une certaine vitesse : au-delà, il garde la direction qu’il avait et quitte la chaussée.

Lire les marques du stroboscope

Le stroboscope éclaire à intervalles réguliers : entre deux marques, il s’écoule toujours la même durée. Deux lectures en découlent.

L’espacement donne la vitesse : marques serrées, vitesse faible ; marques éloignées, vitesse grande.
La flèche donne la direction suivie à cet instant. Deux flèches parallèles : la direction n’a pas changé.

Attention — sur la route

Un véhicule qui aborde un virage trop vite ne ralentit pas et ne glisse pas doucement vers l’extérieur : il continue tout droit. Et l’écart entre le virage tenu et le virage manqué est très faible — quelques kilomètres-heure suffisent, comme sur la maquette. C’est la raison pour laquelle la vitesse indiquée avant un virage est plus basse qu’en ligne droite, et pourquoi on ralentit avant d’y entrer, pas pendant.

Définitions

Direction du mouvement : le sens dans lequel l’objet se déplace à un instant donné.
Sortie de route : le véhicule ne suit plus la courbe et poursuit en ligne droite.
Virage serré : virage de faible rayon ; plus il est serré, plus la vitesse qu’il supporte est basse.

Quiz — Vitesse et Mouvement

Choisis une durée (optionnel) puis commence le quiz.

QCM — Choix multiples

Sélectionne la bonne réponse pour chaque question.

Association — Relier les définitions

Clique sur un terme puis sur la définition correspondante.

0 / 6 associés

Identifier — Chronophotographie

Observe et identifie le type de trajectoire et de mouvement.

Question 1 / 8

Compléter — Les phrases

Sélectionne le mot manquant dans chaque phrase.

Calculs — Vitesse, distance, durée

Résous chaque problème et entre ta réponse.

Les formules à connaître

v = d ÷ t
Calcul de vitesse
d = v × t
Calcul de distance
t = d ÷ v
Calcul de durée
v = vitesse d = distance t = temps (durée)

L'énergie et ses conversions

Explore les formes, sources et conversions d'énergie à travers des simulations et des exercices interactifs !

Où se cache l’énergie ?

À retenir

Rien ne fonctionne sans qu’un réservoir se vide quelque part. On nomme l’énergie d’après ce qui la stocke ou la porte : chimique dans une pile ou un carburant, de position dans un objet placé en hauteur, élastique dans un ressort comprimé, cinétique dans un objet en mouvement, lumineuse dans un rayonnement, thermique dans un corps chaud.

Comment repérer un transfert

Devant un objet qui fonctionne, on se pose toujours les deux mêmes questions :

D’où vient l’énergie ? Il y a forcément un réservoir, et il se vide : la pile s’use, la masse descend, le ressort se détend.
Où va-t-elle ? Elle repart sous une ou plusieurs autres formes : de la lumière, du mouvement, et presque toujours un peu de chaleur.

Attention

Aucun des trois réservoirs ne se remplit tout seul : pour recommencer, il faut remplacer la pile, remonter la masse, recomprimer le ressort — et chacun de ces gestes demande à son tour de l’énergie. Une machine ne « produit » donc jamais d’énergie : elle la transfère et la transforme.

Définitions

Énergie chimique : stockée dans la matière, libérée par une transformation.
Énergie de position : celle que possède un objet placé en hauteur.
Énergie cinétique : celle que possède un objet en mouvement.
Énergie thermique : liée à la température d’un corps.

Renouvelable ou non ?

À retenir

Une source est renouvelable si elle se reconstitue à l’échelle d’une vie humaine : le Soleil, le vent, l’eau, la biomasse. Elle est non renouvelable si sa réserve diminue à l’usage sans se refaire : le charbon, le pétrole, le gaz, l’uranium. Attention au mot : renouvelable ne veut pas dire inépuisable, et non renouvelable ne veut pas dire bientôt épuisé — cela dit seulement si la réserve se reconstitue, ou non, au rythme où on la prélève.

Définitions

Source renouvelable : sa réserve se reconstitue au rythme où on l’utilise.
Source non renouvelable : sa réserve diminue à l’usage et ne se refait pas à notre échelle.
Énergie fossile : charbon, pétrole et gaz, formés en millions d’années.
Réserve : la quantité encore disponible d’une ressource.

Construire une chaîne énergétique

À retenir

Une chaîne énergétique se lit de gauche à droite : un réservoir fournit l’énergie, un convertisseur la transforme, une énergie utile en sort. Et il part toujours une flèche sur le côté : l’énergie dissipée, le plus souvent en chaleur. Avec la même pile, la part utile dépend entièrement de l’appareil branché — le moteur en rend environ 70 %, la lampe à filament à peine 10 %.

Écrire une chaîne

Trois cases et deux flèches, toujours dans le même ordre :

1. Le réservoir — la pile, le carburant, la masse en hauteur. On écrit la forme qu’il stocke : énergie chimique, de position…
2. Le convertisseur — l’appareil qui reçoit et transforme : lampe, moteur, vibreur.
3. L’énergie utile — ce qu’on voulait obtenir : lumière, mouvement, son.
Et la flèche du côté — la chaleur dissipée, qu’on n’oublie jamais.

Attention

Une lampe à filament ne « perd » pas 90 % de son énergie au sens où celle-ci disparaîtrait : elle la transforme en chaleur, ce qui n’est simplement pas ce qu’on lui demande. Rien ne se perd, tout se transforme — mais tout ne sert pas. C’est pour cette raison que les lampes à filament ont été remplacées par des LED, qui rendent bien plus de lumière pour la même énergie.

Définitions

Réservoir : le système qui stocke l’énergie au départ.
Convertisseur : l’appareil qui change la forme de l’énergie.
Énergie utile : la part qui sert à ce qu’on attend de l’appareil.
Énergie dissipée : la part perdue, le plus souvent en chaleur.

Changer d’unité sans changer d’énergie

À retenir

L’énergie se mesure en joules (J). Passer d’une unité à la suivante — du joule au kilojoule, du kilojoule au mégajoule — revient à multiplier ou diviser par 1 000 : 1 kJ = 1 000 J, 1 MJ = 1 000 kJ = 1 000 000 J. La quantité d’énergie, elle, ne change pas : seule sa façon de s’écrire change.

Définitions

Joule (J) : l’unité d’énergie du système international.
Préfixe : kilo, méga, milli… il indique une puissance de dix.
Conversion : réécrire la même grandeur dans une autre unité.
Repères de cours

Identifier une source, reconnaître les formes d'énergie et décrire les conversions dans une chaîne énergétique.

FormesSourcesConversionsJoules

Définitions clés

Énergie

Grandeur qui permet de décrire les transformations d'un système : mettre un objet en mouvement, le chauffer ou produire de la lumière.

Elle se mesure en joules (J).
Source d'énergie

Ressource à partir de laquelle on peut obtenir de l'énergie.

Exemples : le Soleil, le vent, le charbon.
Conversion

Transformation d'une forme d'énergie en une autre.

Une lampe convertit l'énergie électrique en lumière et en énergie thermique.
Transfert

Passage d'énergie d'un système à un autre, sans nécessairement changer de forme.

Une casserole chaude transfère de l'énergie thermique à l'eau.

Reconnaître les formes d'énergie

Cinétique

Associée au mouvement : un vélo qui roule, de l'eau qui coule.

Potentielle de pesanteur

Associée à la position en hauteur : un objet soulevé peut ensuite tomber.

Chimique

Stockée dans les substances : aliments, combustibles, réactifs d'une pile.

Thermique

Liée à l'agitation des particules : eau chaude, radiateur.

Électrique

Transférée par un circuit électrique pour alimenter un appareil.

Lumineuse

Transportée par la lumière : Soleil, lampe allumée.

Sources renouvelables et non renouvelables

Renouvelables

Se renouvellent à l'échelle humaine ou sont disponibles en continu : Soleil, vent, eau en mouvement.

La biomasse n'est renouvelable que si son renouvellement est respecté.
Non renouvelables

Proviennent de stocks limités qui ne se reconstituent pas assez vite : charbon, pétrole, gaz naturel, uranium.

L'électricité n'est pas une source primaire : il faut la produire à partir d'autres formes d'énergie.

Lire une chaîne énergétique

Pour une lampe alimentée par une pile :

Pile

L'énergie chimique des réactifs est convertie en énergie électrique.

Circuit

Les fils permettent le transfert d'énergie électrique vers la lampe.

Lampe

Elle convertit l'énergie électrique en énergie lumineuse et thermique.

L'énergie ne disparaît pas : une partie peut être transférée à l'environnement, par exemple sous forme d'énergie thermique. On distingue la conversion utile et les transferts non recherchés.

Convertir les unités d'énergie

1 kJ = 1 000 J1 MJ = 1 000 kJ = 1 000 000 J

Vers une unité plus petite, on multiplie par 1 000 à chaque étape. Vers une unité plus grande, on divise par 1 000 à chaque étape.

Des kilojoules aux joules

2,5 kJ = 2,5 × 1 000 J = 2 500 J.

Des joules aux kilojoules

750 J = 750 ÷ 1 000 kJ = 0,75 kJ.

À retenir

Une source fournit de l'énergie ; un convertisseur change sa forme. Une chaîne énergétique indique les systèmes, les formes d'énergie et les transferts. L'énergie se conserve et sa quantité s'exprime avec une unité, généralement le joule.

Quiz — L'énergie et ses conversions

Choisis une durée (optionnel) puis commence.

QCM — Choix multiples

Sélectionne la bonne réponse pour chaque question.

Association — Termes et définitions

Clique sur un terme puis sur la définition correspondante.

0 / 8 associés

Identifier — Réservoirs et convertisseurs

Pour chaque situation, identifie les éléments demandés.

Compléter — Texte à trous

Sélectionne le mot manquant dans chaque phrase.

Calculs — Énergie

Résous chaque problème et entre ta réponse.

Chapitre 8

Le circuit électrique

Construis, teste et sécurise des circuits pour comprendre comment le courant circule dans les objets du quotidien.

Dipôle Générateur Récepteur Interrupteur

Faire circuler le courant

À retenir

Le courant ne circule que dans une boucle fermée. Il suffit d’une coupure — un fil débranché, un interrupteur ouvert — pour que tout s’arrête.

Définitions

Générateur : il fournit l’énergie au circuit (la pile).
Récepteur : il transforme cette énergie (la lampe).
Conducteur : il laisse passer le courant (les fils).
Repères de cours

Un circuit fonctionne seulement si le courant dispose d'une boucle fermée : un générateur fournit l'énergie, des récepteurs la transforment.

Chemin ferméDipôlesSérie / dérivation Sécurité

Définitions clés

Circuit électrique
Ensemble de dipôles reliés par des fils formant un chemin fermé.
Ex : une lampe de poche.
Dipôle
Composant électrique possédant deux bornes : une entrée et une sortie.
Ex : pile, lampe, interrupteur.
Générateur
Dipôle qui fournit l'énergie électrique au circuit.
Ex : pile, secteur, dynamo.
Récepteur
Dipôle qui utilise l'énergie pour produire un effet.
Ex : lampe, moteur, résistance.
Conducteur
Matériau qui laisse passer le courant électrique.
Ex : cuivre, fer, aluminium.
Isolant
Matériau qui ne laisse pas passer le courant.
Ex : plastique, bois, verre.
Court-circuit
Liaison directe entre les bornes d'un dipôle : le courant contourne le récepteur. Danger !
Ex : fil reliant directement + et − d'une pile.

Symboles normalisés

Clique sur une ligne pour retrouver le composant dans la scène de découverte.

ComposantSymboleRôleExemplesType

Sens du courant

+ − Générateur Récepteur

Par convention, à l'extérieur du générateur, le courant circule du + vers le −.

Série ou dérivation : la différence clé

Circuit en série
pile L1 éteinte L2 grillée Une grille → tout s'éteint
Circuit en dérivation
L1 allumée L2 grillée

Une grille → les autres marchent encore

En série, les dipôles sont en une seule boucle : si l'un s'arrête, tout s'arrête. En dérivation, chaque récepteur est sur sa propre branche : il fonctionne indépendamment des autres.

À savoir faire

1
Identifier le générateur et les récepteurs dans un circuit décrit.
2
Dire si un circuit est en série ou en dérivation et expliquer la différence.
3
Reconnaître les symboles normalisés d'une pile, lampe et interrupteur.

Série ou dérivation ?

À retenir

Dans un circuit en série, les dipôles se suivent sur une boucle unique : si l’un est retiré, le circuit est coupé et plus rien ne fonctionne. Dans un circuit en dérivation, chaque dipôle possède sa propre boucle : les autres continuent de fonctionner.

Définitions

Circuit en série : une seule boucle, que tous les dipôles partagent.
Circuit en dérivation : plusieurs branches reliées aux mêmes nœuds.
Nœud : le point où plusieurs branches se rejoignent.

Construire son circuit

À retenir

Un circuit ne fonctionne que si la boucle est complète et si elle contient un générateur. Un emplacement laissé vide coupe le passage du courant, exactement comme un interrupteur ouvert.

Définitions

Générateur : il fournit l’énergie électrique au circuit.
Récepteur : il transforme cette énergie en lumière, mouvement ou chaleur.
Boucle : le chemin fermé que doit suivre le courant.

Conducteur ou isolant ?

À retenir

Un matériau conducteur laisse passer le courant et referme le circuit. Un matériau isolant l’en empêche. Tous les métaux sont conducteurs ; le bois, le verre, le plastique et le caoutchouc sont isolants.

Définitions

Conducteur : un matériau qui laisse circuler le courant électrique.
Isolant : un matériau qui ne laisse pas circuler le courant.
Gaine : l’enveloppe isolante qui entoure un fil conducteur.

Repérer les dangers électriques

À retenir

Le corps humain conduit le courant, et l’eau le rend bien meilleur conducteur encore. Une prise surchargée, un fil dénudé, un appareil près d’un point d’eau ou des mains mouillées suffisent à provoquer une électrisation.

Définitions

Électrisation : le passage du courant à travers le corps.
Surcharge : trop d’appareils sur une même prise font chauffer les fils.
Gaine isolante : l’enveloppe qui empêche tout contact avec le conducteur.

Quiz — Le circuit électrique

Questions ciblées · modules au choix · niveaux à

Choisis un module

Choisis le niveau maximum

Veux-tu un minuteur ?

15 pts Questions à choix multiples
8 pts Associe chaque terme à sa définition
18 pts Identifie les éléments
6 pts Complète les phrases
6 pts Identifier sur un schéma
Chapitre 9

Le son

Fais vibrer les sources sonores, suis les ondes et découvre comment le son se propage jusqu’à nos oreilles.

Vibrations Propagation Fréquence Décibels
Repères de cours

Un son naît d'une vibration, se propage dans un milieu matériel, puis peut être perçu par l'oreille.

VibrationFréquencePropagationDécibel

Définitions clés

Son

Signal produit par une vibration et perçu par l'oreille.

Ex : voix, cloche, guitare.
Source sonore

Objet qui vibre et produit un son.

Ex : haut-parleur.
Milieu matériel

Matière nécessaire pour transmettre un son.

Air, eau, métal.
Fréquence

Nombre de vibrations par seconde.

Unité : hertz (Hz).
Décibel

Unité utilisée pour indiquer le niveau sonore.

Un son fort peut être dangereux.
Écho

Son réfléchi par un obstacle et entendu avec un retard.

Utile pour le sonar.

Les schémas à connaître

Comment le son se propage
milieu matériel (air)

La source vibre et fait vibrer le milieu de proche en proche jusqu'à l'oreille.

Hauteur : aigu ou grave ?
Son aigu — fréquence élevée Son grave — fréquence basse

Plus la fréquence (en Hz) est grande, plus le son est aigu.

Intensité : fort ou faible ?
Son fort — grande amplitude Son faible — petite amplitude

Plus l'amplitude est grande, plus le son est fort (niveau en décibels, dB).

La vitesse du son selon le milieu
Air ≈ 340 m/s Eau ≈ 1500 m/s Métal ≈ 5000 m/s Vide : aucun son (pas de matière à faire vibrer)

Le son est plus rapide dans les solides que dans les liquides, puis dans l'air.

Expliquer un phénomène sonore

Production

Un objet doit vibrer : corde, membrane, haut-parleur, voix.

Propagation

La vibration se transmet de proche en proche dans un milieu matériel : air, eau, métal.

Réception

L'oreille ou un capteur reçoit la vibration et la transforme en information.

Obstacle

Le son peut être absorbé, transmis ou réfléchi : l'écho est une réflexion.

Fréquence haute = son aigu Écho : d = v × Δt ÷ 2
Dans le vide, il n'y a pas de matière pour transmettre la vibration : aucun son ne se propage.

D’où vient le son ?

À retenir

Un son est produit par un objet qui vibre. La vibration se transmet à l’air, puis à l’oreille. Plus la corde est tendue, plus elle vibre vite et plus le son est aigu. Quand la vibration cesse, le son disparaît.

Définitions

Vibration : un aller-retour rapide autour d’une position de repos.
Source sonore : l’objet qui vibre et met l’air en mouvement.
Hauteur du son : ce qui distingue un son grave d’un son aigu.

Le son a-t-il besoin d’air ?

À retenir

Le son est une vibration qui se transmet de proche en proche dans un milieu matériel : l’air, l’eau, un mur. Il ne se propage pas dans le vide.

Définitions

Milieu de propagation : la matière qui transmet la vibration.
Vide : un espace sans matière. Aucune vibration n’y circule.
Émetteur : l’objet qui vibre et produit le son.

Mesurer la vitesse du son

À retenir

Le son ne se propage pas instantanément : il met un temps mesurable à parcourir une distance. En plaçant deux microphones à une distance connue et en relevant la durée qui sépare leurs déclenchements, on obtient v = d ÷ t. Quand la distance double, la durée double aussi — le quotient, lui, ne change pas. Il vaut environ 340 m/s : c’est la vitesse du son dans l’air.

La méthode

Mesurer une vitesse, c’est toujours diviser une distance par une durée. Au laboratoire :

Écarter les deux microphones et lire la distance sur la règle.
Frapper le claquoir : le premier micro déclenche le chronomètre, le second l’arrête.
Relever la durée, puis diviser : v = d ÷ t.
Refaire la mesure à une autre distance et comparer les quotients.

Exemple : les micros sont écartés de 3,00 m ; le chronomètre affiche 8,8 ms, c’est-à-dire 0,0088 s. v = 3,00 ÷ 0,0088 ≈ 341 m/s.

Attention

Sur trois mètres, le son met moins d’un centième de seconde : personne ne s’en aperçoit dans une salle de classe, et c’est pourquoi la mesure demande un chronomètre électronique. Le retard ne devient perceptible qu’aux grandes distances — un orage à deux kilomètres, et le tonnerre arrive six secondes après l’éclair ; un cri face à une falaise, et l’écho revient nettement plus tard. Le son n’est pas plus lent là-bas : c’est la distance qui est plus grande.

Définitions

Vitesse de propagation : la distance parcourue par le son en une seconde. Dans l’air, environ 340 m.
Milliseconde (ms) : un millième de seconde. 8,8 ms valent 0,0088 s.
Écho : le même son entendu une seconde fois, après avoir été renvoyé par un obstacle.

Jusqu’où peut-on monter le son ?

À retenir

Le niveau sonore se mesure en décibels (dB). Il diminue lorsqu’on s’éloigne de la source. Au-delà de 85 dB, une exposition prolongée détériore l’audition de façon irréversible : s’éloigner ou porter un protecteur reste la seule parade.

Définitions

Niveau sonore : la grandeur qui traduit l’intensité perçue d’un son, en décibels.
Seuil de risque : 85 dB, au-delà desquels l’exposition prolongée est dangereuse.
Protecteur d’oreille : un équipement qui retire environ 25 dB.

Quiz — Le son

39 points · 4 sections

Veux-tu un minuteur ?

12 pts Questions à choix multiples
8 pts Associe chaque terme à sa définition
12 pts Identifie les situations
7 pts Complète les phrases
Chapitre 10

La lumière

Explore comment la lumière naît, se propage, rencontre les objets et permet finalement de voir le monde.

Sources Vision Réflexion Réfraction
Repères de cours

Voir un objet demande une source de lumière, un trajet jusqu'à l'objet, puis de la lumière qui arrive à l'œil.

SourceDiffusionVisionDispersion

Définitions clés

Source primaire

Objet qui produit sa propre lumière.

Ex : Soleil, lampe, écran allumé.
Objet diffusant

Objet visible car il renvoie la lumière reçue.

Ex : Lune, mur, cahier.
Transparent

Milieu qui laisse passer la lumière et permet de voir nettement.

Ex : vitre propre.
Translucide

Milieu qui laisse passer la lumière sans voir nettement.

Ex : papier calque.
Opaque

Milieu qui ne laisse pas passer la lumière.

Ex : carton.
Dispersion

Décomposition de la lumière blanche en plusieurs couleurs.

Ex : prisme, arc-en-ciel.

Les schémas à connaître

Comment on voit un objet
source lumière diffusée oeil

On voit un objet quand la lumière part de la source, atteint l'objet, puis revient à l'oeil.

Propagation rectiligne et ombre
objet écran ombre

La lumière se propage en ligne droite. Un objet opaque l'arrête et forme une ombre.

Transparent, translucide, opaque
Transparent — on voit net Translucide — lumière diffusée Opaque — lumière arrêtée ombre

Selon le milieu, la lumière passe, passe en diffusant, ou est arrêtée.

Dispersion par un prisme
lumière blanche prisme

Un prisme sépare la lumière blanche en plusieurs couleurs : c'est la dispersion.

Raisonner avec le trajet de la lumière

Y a-t-il une source ?

Une source primaire émet sa propre lumière ; un objet diffusant doit être éclairé.

La lumière atteint-elle l'objet ?

Un obstacle opaque bloque le trajet et peut créer une ombre.

La lumière arrive-t-elle à l'oeil ?

Pour voir, une partie de la lumière diffusée doit entrer dans l'oeil.

Le milieu change-t-il le trajet ?

Transparent, translucide, réflexion, réfraction ou dispersion modifient l'observation.

Source primaireProduit sa lumière : Soleil, lampe, écran allumé.
Objet diffusantRenvoie une partie de la lumière reçue : Lune, livre, mur.
PrismeSépare la lumière blanche en couleurs : c'est la dispersion.

Qui produit la lumière ?

À retenir

Une source primaire produit elle-même la lumière qu’elle émet. Un objet diffusant se contente de renvoyer la lumière qu’il reçoit : sans source pour l’éclairer, il reste invisible.

Définitions

Source primaire : le Soleil, une flamme, une lampe allumée.
Objet diffusant : la Lune, une page, un mur éclairé.
Diffusion : le renvoi de la lumière reçue dans toutes les directions.

Pourquoi voit-on un objet ?

À retenir

Un objet qui n’émet pas de lumière n’est visible que s’il est éclairé et si la lumière qu’il diffuse peut atteindre l’œil sans obstacle. Trois éléments sont donc nécessaires : une source, un objet éclairé, un œil.

Définitions

Source primaire : un objet qui produit lui-même la lumière qu’il émet.
Objet diffusant : un objet qui renvoie dans toutes les directions la lumière qu’il reçoit.
Propagation rectiligne : dans un milieu homogène, la lumière se déplace en ligne droite.

Pourquoi une ombre ?

À retenir

Dans un milieu homogène, la lumière se propage en ligne droite. Un objet opaque l’arrête : il se forme derrière lui un cône d’ombre, dont l’écran révèle une section appelée ombre portée. Plus l’objet est proche de la source, plus cette ombre est grande.

Définitions

Objet opaque : un objet qui ne laisse pas passer la lumière.
Ombre propre : la partie non éclairée de l’objet lui-même.
Ombre portée : la zone sombre dessinée sur l’écran.

De quoi est faite la lumière blanche ?

À retenir

La lumière blanche est une lumière composée : un prisme la décompose en un spectre continu allant du rouge au violet. Chaque couleur est déviée d’un angle qui lui est propre.

Définitions

Lumière composée : une lumière formée de plusieurs couleurs superposées.
Spectre : l’ensemble des couleurs obtenues après décomposition.
Dispersion : la séparation des couleurs par un prisme ou une goutte d’eau.

Quiz — La lumière

51 points · 4 sections

Veux-tu un minuteur ?

10 pts Questions à choix multiples
4 pts Associe chaque terme à sa définition
12 pts Identifie les objets
6 pts Complète les phrases
6 pts Complète les schémas
Chapitre 11

L'Univers

Voyage du Big Bang au système solaire, compare les distances immenses et mesure la Terre-Lune comme un astronome.

Big Bang Système solaire Échelles Terre-Lune
Repères de cours

L'Univers est organisé en niveaux emboîtés : la Terre fait partie du Système solaire, lui-même dans une galaxie, la Voie lactée, parmi des milliards d'autres. Comme les distances sont gigantesques, on change d'unité selon l'échelle.

AstresSystème solaireGalaxieskm · UA · année-lumière

Définitions clés

Univers

Ensemble de tout ce qui existe : matière, lumière, espace et temps.

Né il y a environ 13,7 milliards d'années.
Galaxie

Immense ensemble d'étoiles, de gaz et de poussières liés entre eux.

La nôtre : la Voie lactée.
Étoile

Astre qui produit lui-même sa propre lumière.

Le Soleil est l'étoile la plus proche.
Planète

Astre qui tourne autour d'une étoile et qui ne produit pas sa lumière (il la reçoit).

Ex : la Terre tourne autour du Soleil.
Satellite naturel

Astre qui tourne autour d'une planète.

La Lune est le satellite de la Terre.
Système solaire

Le Soleil et tous les objets qui gravitent autour de lui.

8 planètes, satellites, astéroïdes.
Année-lumière (a.l.)

Distance parcourue par la lumière en une année.

Une unité de distance, pas de durée !
Ordre de grandeur

Valeur arrondie à la puissance de 10 la plus proche pour comparer des tailles.

Sert à comparer Terre, Soleil et galaxie.

Se repérer dans les échelles de l'Univers

Identifier l'astre

Étoile, planète, satellite naturel ou astéroïde : on nomme d'abord ce que l'on observe.

Qui tourne autour de qui ?

La Lune tourne autour de la Terre ; la Terre et les autres planètes tournent autour du Soleil.

Choisir la bonne unité

Le km près de la Terre, l'UA dans le Système solaire, l'année-lumière entre les étoiles.

Zoomer / dézoomer

On passe d'un niveau au suivant : Terre → Système solaire → galaxie → Univers.

1 · LA TERRE 2 · SYSTÈME SOLAIRE 3 · VOIE LACTÉE 4 · L'UNIVERS Terre Terre + Lune Soleil + planètes Soleil Notre galaxie Milliards de galaxies À chaque étape on dézoome : l'astre du panneau précédent devient un tout petit point. km autour de la Terre  ·  UA dans le Système solaire  ·  année-lumière entre les étoiles et les galaxies

Le point clé : l'Univers est fait de niveaux emboîtés. Plus on monte d'un niveau, plus les distances sont grandes, donc plus l'unité doit être grande : on passe du km à l'UA (distance Terre-Soleil), puis à l'année-lumière entre les étoiles.

Comprendre l'année-lumière

Départ La lumière file à 300 000 km/s pendant 1 an, sans jamais s'arrêter Arrivée = 1 année-lumière (≈ 9 460 milliards de km)

Attention au piège : l'année-lumière mesure une distance, pas une durée. Voir une étoile à 4 années-lumière, c'est la voir telle qu'elle était il y a 4 ans, car sa lumière a mis 4 ans pour nous parvenir.

1 UA ≈ 150 000 000 km (distance Terre-Soleil) 1 a.l. ≈ 9 460 milliards de km d = v × t (vitesse de la lumière)
kmPour les distances proches : Terre-Lune ≈ 384 400 km.
UAPour le Système solaire : 1 UA = distance Terre-Soleil.
Année-lumièrePour les étoiles et galaxies : distances énormes.

Regarder loin, c’est regarder tôt

A retenir

La lumière ne se propage pas instantanément : elle parcourt 300 000 km chaque seconde. Plus un astre est lointain, plus sa lumière a mis de temps à nous parvenir — nous le voyons donc tel qu’il était autrefois.

Definitions

Vitesse de la lumière : c = 300 000 km/s dans le vide.
Année-lumière : la distance parcourue par la lumière en un an.
Temps de trajet : t = d ÷ c : il grandit avec la distance.

Mesurer la révolution d’une planète

A retenir

Les huit planètes tournent autour du Soleil dans le même sens. Plus une planète est éloignée, plus son orbite est longue et plus elle se déplace lentement : sa révolution dure donc bien plus d’une année terrestre.

Definitions

Révolution : un tour complet de la planète autour du Soleil.
Unité astronomique : 1 UA = 150 millions de km, la distance Terre-Soleil.
Orbite : le chemin suivi par la planète autour du Soleil.

Comparer le diamètre des astres

A retenir

Les quatre planètes proches du Soleil — Mercure, Mars, Vénus, la Terre — sont petites et rocheuses ; les quatre lointaines — Neptune, Uranus, Saturne, Jupiter — sont des géantes gazeuses. Il faut aligner 11 Terres pour traverser Jupiter, et 109 pour traverser le Soleil. Le Soleil n’est pourtant qu’une étoile moyenne : les plus grandes étoiles connues sont près de mille fois plus larges que lui. Et certains trous noirs sont plus grands encore : l’horizon de M87* engloberait tout le système solaire.

Definitions

Planète tellurique : petite, rocheuse, proche du Soleil.
Planète gazeuse : géante, sans surface solide, lointaine.
Diamètre : la largeur d’un astre d’un bord à l’autre, en passant par son centre.
Étoile : une boule de gaz qui produit sa propre lumière. Le Soleil en est une.
Trou noir : un astre si compact que rien, pas même la lumière, ne peut en ressortir ; sa taille est celle de son horizon, la frontière d’où rien ne revient.

Choisir la bonne unité

A retenir

Une même distance peut s’écrire en kilomètres, en unités astronomiques ou en années-lumière. On garde la plus grande unité qui donne encore un nombre au moins égal à 1 : le kilomètre sur Terre et jusqu’à la Lune (Paris–Marseille : 660 km ; Terre–Lune : 384 400 km), l’unité astronomique dans le système solaire (Soleil–Neptune : 30 UA), l’année-lumière au-delà (Proxima du Centaure : 4,2 a.l. ; Andromède : 2,5 millions d’a.l. ; le bord de l’Univers observable : 46 milliards d’a.l.).

Definitions

Kilomètre (km) : 1 km = 1 000 m.
Unité astronomique (UA) : la distance moyenne entre la Terre et le Soleil, 1 UA ≈ 150 millions de km.
Année-lumière (a.l.) : la distance que parcourt la lumière en un an, 1 a.l. ≈ 9 460 milliards de km.
Toile cosmique : l’organisation des galaxies aux très grandes échelles, en filaments autour de grands vides.
Univers observable : la part de l’Univers dont la lumière a eu le temps de nous parvenir depuis sa naissance ; son bord est à environ 46 milliards d’années-lumière.

La distance Terre-Lune au laser

A retenir

La lumière parcourt environ 300 000 km en une seconde. Une impulsion laser envoyée sur un réflecteur déposé par les missions Apollo revient au bout de 2,56 s : elle a parcouru 300 000 × 2,56 = 768 000 km, aller et retour. La Lune est à la moitié de ce chemin, à environ 384 000 km.

Definitions

Aller-retour : le chemin parcouru vaut deux fois la distance cherchée ; on le divise donc par 2.
Le calcul : distance = 300 000 km par seconde × durée de l’aller-retour ÷ 2.
Réflecteur : un miroir particulier posé sur la Lune, qui renvoie la lumière vers l’endroit d’où elle vient.

Quiz · L'Univers

Choisis une durée (optionnelle), puis teste toutes les notions du chapitre.

Étape 1 · QCM (10 questions)

Une seule bonne réponse par question.

Étape 2 · Associer notions et définitions

Clique une notion, puis sa définition.

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Étape 3 · Identification visuelle

Observe le schéma et choisis la bonne réponse.

Question 1 / 8

Étape 4 · Texte à trous

Complète chaque phrase avec le terme juste.

Étape 5 · Calculs scientifiques

Utilise les unités adaptées: km, UA, année-lumière.