Dissoudre, ce n’est pas faire disparaître. Le soluté se disperse dans le solvant en morceaux trop petits pour être vus : le mélange devient homogène. La balance le montre — elle affiche le même nombre avant et après. C’est la conservation de la masse : masse de la solution = masse du solvant + masse du soluté. Dans l’huile, le sel ne se dissout pas : les grains restent au fond, le mélange est hétérogène.
Un solvant ne peut dissoudre qu’une masse limitée de soluté. Au-delà, la solution est saturée : l’excès se dépose au fond et n’en repart plus, même si on remue. Cette masse maximale, rapportée au volume de solvant, s’appelle la solubilité. Elle change avec le soluté, avec le solvant, et avec la température : la même eau, chauffée, dissout davantage de sucre — le dépôt disparaît alors sans qu’on ait rien ajouté.
Deux liquides sont miscibles s’ils forment, après agitation, un mélange homogène : une seule couche. Ils sont non miscibles s’ils se séparent en deux couches, le moins dense au-dessus. Ce n’est pas l’huile qui refuse tout : l’eau, le vinaigre, le sirop et l’alcool se mélangent entre eux, et les deux huiles se mélangent entre elles. Le sirop est de l’eau sucrée : comme l’eau, il ne se mélange pas à l’huile.
La concentration en masse est le quotient de la masse de soluté par le volume de solution : c = m ÷ V, en grammes par litre. Doubler le volume sans changer la masse divise la concentration par deux : la solution est plus diluée.